La chirurgie évolue à une vitesse fulgurante grâce aux avancées de l’imagerie médicale, offrant aux patients des traitements plus précis, moins invasifs et personnalisés. Des spécialistes de différents domaines ont présenté les dernières innovations lors d’une conférence à Anoeta, soulignant le rôle central de l’imagerie dans la médecine moderne.
Pour le Dr Iñaki Prieto, radiologue interventionnel, les traitements guidés par l’image représentent une avancée majeure. « L’image ne se contente plus de montrer, elle guide et guérit », a-t-il déclaré, précisant que la chirurgie mini-invasive basée sur l’imagerie en temps réel réduit les complications et accélère la convalescence des patients. Il souligne que le radiologue interventionnel est désormais un acteur clé au sein des équipes médicales.
Le Dr Santiago Andrés, chef du service de diagnostic médical par imagerie, affirme que l’imagerie médicale est devenue le nouveau langage clinique de la médecine. Grâce à des outils tels que l’intelligence artificielle, la reconstruction 3D et 4D, et la fusion de modalités, son service est désormais capable de non seulement visualiser l’anatomie, mais aussi de la comprendre, de la mesurer et de la reconstruire pour une planification chirurgicale d’une précision inégalée. La Policlínica Gipuzkoa a récemment acquis de nouveaux scanners qui permettent d’obtenir des images plus claires et plus rapides tout en réduisant la dose de rayonnement pour les patients.
En neurochirurgie, l’intégration de l’intelligence artificielle et de la robotique a considérablement amélioré la planification chirurgicale et la sécurité des interventions. Selon le Dr Nicolas Sampron, chef du service de neurochirurgie, « la technologie n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour une médecine plus précise, plus sûre et plus humaine ». Il insiste sur le fait que ces technologies ne remplacent pas le chirurgien, mais agissent comme une extension de ses capacités.
Enfin, pour le Dr Alejandro González, urologue, l’IRM est essentielle au diagnostic et à la planification du traitement du cancer de la prostate. « L’IRM est la pierre angulaire », a-t-il affirmé, soulignant que le pronostic de cette maladie dépend en grande partie d’un diagnostic précoce et précis, rendu possible grâce à des équipements de pointe et à l’expertise des spécialistes.