Publié le 14 février 2026 16:10:00. Les personnes diabétiques de type 2 présentent un risque accru de développer de l’arthrose, une réalité qui pousse la Fondation Internationale de l’Arthrose (OAFI) et la Fédération Espagnole du Diabète (FEDE) à unir leurs forces pour mieux informer et accompagner les patients.
- Le diabète de type 2 augmente de 20 à 40 % le risque d’arthrose.
- La Fondation Internationale de l’Arthrose (OAFI) et la Fédération Espagnole du Diabète (FEDE) ont signé un accord de collaboration pour améliorer la prise en charge des patients.
- L’accord vise à sensibiliser les personnes diabétiques aux complications osseuses et articulaires et à promouvoir une gestion proactive de leur santé.
Un lien étroit existe entre le diabète de type 2 et l’arthrose. Selon différentes études, les personnes atteintes de diabète présentent une probabilité relative d’arthrose supérieure de 20 à 40 %. Si le surpoids est un facteur de risque connu, cette corrélation persiste même en tenant compte de l’indice de masse corporelle (IMC), suggérant l’implication d’autres mécanismes, notamment l’hyperglycémie, dans le développement de l’arthrose chez les patients diabétiques.
Face à ce constat, l’OAFI et la FEDE ont officialisé un accord-cadre de collaboration. L’objectif est de mutualiser leurs efforts pour promouvoir la santé et sensibiliser le public à ces problématiques. Cet accord prévoit notamment le soutien aux initiatives et projets menés conjointement par les deux organisations, ainsi que l’intégration des patients diabétiques au sein de la communauté de santé ostéoarticulaire de l’OAFI.
« Cet accord renforce une alliance nécessaire pour placer la santé ostéoarticulaire au cœur des préoccupations liées aux pathologies chroniques », a déclaré le Dr Josep Vergés Milan, PDG de l’OAFI.
« Nous voulons contribuer à garantir que les personnes atteintes de diabète disposent de plus d’informations et d’outils pour prévenir et détecter à temps les complications liées aux os, aux articulations et à la mobilité, et continuer à progresser dans l’autonomisation et la gestion active de leur propre santé. »
Dr Josep Vergés Milan, PDG de l’OAFI
Pour sa part, Juantxo Remon, président par intérim de la FEDE, souligne l’importance d’une approche globale du diabète.
« Cet accord ouvre une opportunité d’élargir le champ d’action, car le diabète nécessite non seulement un bon contrôle métabolique, mais implique également de prendre en compte des aspects qui passent souvent inaperçus, comme la santé osseuse et le risque de problèmes ostéoarticulaires. »
Juantxo Remon, président par intérim de la FEDE
Les deux entités se sont engagées à collaborer pendant une période initiale d’un an, renouvelable, afin de développer une approche plus complète et intégrée de ces deux pathologies, dans le but d’améliorer la qualité de vie des personnes diabétiques et sujettes à l’arthrose.