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Le système de santé de l’Afghanistan se blottit sous le poids d’une crise croissante – non pas des épidémies infectieuses ou des catastrophes immédiates, mais de la montée implacable de maladies non transmissibles (NCDS) et une épidémie de santé mentale répandue, mais en grande partie non traitée. Ces défis, ayant un impact sur des millions à travers le pays, sont exacerbés par l’instabilité continue et les ressources limitées.
La marée montante de la maladie chronique
Maladie cardiaque, diabète, canceret les conditions pulmonaires chroniques – représentent 43% de tous les décès en Afghanistan. Les projections indiquent que ce chiffre passera au-delà de 60% d’ici 2030, avec femmes affecté de manière disproportionnée. Le fardeau est encore aggravé par des problèmes comme toxicomanie et la forte incidence de accidents de la circulation.
Un système tendu au point de rupture
L’accès à des soins en temps opportun et vitaux reste un obstacle important pour les familles afghanes, en particulier celles de zones rurales. La maladie cardiovasculaire fait à elle seule plus de 40 000 vies par an, positionnant l’Afghanistan parmi les nations avec les taux de mortalité ajustés les plus élevés. Des milliers de personnes sont confrontées à de vastes listes d’attente pour le traitement, mettant en évidence une lacune critique dans la prestation de services.
Cancer représente une autre menace majeure, en particulier pour les femmes afghanes, où cancers du sein et cervical sont parmi les plus répandus. Une tendance profondément préoccupante est le diagnostic à un stade avancé – la plupart des patients ne recherchent une aide médicale que lorsque leur cancer a progressé au stade 3 ou au stade 4, ce qui réduit considérablement l’efficacité du traitement.
Parallèlement à la crise de la santé physique, santé mentale est devenu l’une des préoccupations les plus pressantes, mais les plus négligées de l’Afghanistan. Années de continu conflitfréquent catastrophes naturelleset répandu déplacement – y compris les familles qui reviennent de Pakistan et le République islamique d’Iran – ont infligé des blessures psychologiques profondes.
Les estimations suggèrent qu’un Afghans sur cinq vit avec un état de santé mentale. anxiété, dépressionou stress post-traumatique. Malgré cette prévalence alarmante, hôpitaux provinciaux et services de santé primaires manque en grande partie de la capacité de fournir un soutien adéquat en santé mentale, laissant les populations les plus vulnérables sans accès aux soins intensifs.
Le coût humain de la crise
L’impact de ces crises convergentes est profondément personnelle. Une famille de l’est de l’Afghanistan a récemment connu les conséquences dévastatrices de première main. »Nous survivons aux catastrophes, mais la maladie et l’inquiétude ne partent jamais», a partagé un résident, dont la maison a été détruite lors d’un récent tremblement de terre, perturbant les soins du diabète de sa femme et le déclenchement de l’anxiété chez ses adolescents. Cette déclaration poignante souligne l’interdépendance du bien-être physique et mental dans une nation aux prises avec une adversité constante.
Une réponse nationale et un partenariat international
Reconnaissant la gravité de la situation, le ministère de la Santé publique de l’Afghanistan a approuvé une politique nationale de santé en mars 2025, en priorisant la prévention et les soins de soins des MNT, les services de cancer et les initiatives de santé mentale. Le Organisation Mondiale de la Santé (OMS) collabore activement avec les autorités sanitaires pour traduire cette politique en action tangible. Les efforts sont axés sur l’élargissement de l’accès aux soins, le renforcement de la sensibilisation à la communauté et la fourniture d’un soutien ciblé aux groupes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
«À travers l’Afghanistan, des millions sont confrontés à la charge quotidienne des problèmes de maladie chronique et de santé mentale, exerçant une pression énorme sur un système de santé déjà fragile», a déclaré le représentant de l’OMS en Afghanistan, le Dr Edwin Ceniza Salvador. La santé et assurer un soutien de qualité atteint ceux qui en ont le plus besoin. »
Contrairement à la visibilité immédiate des tremblements de terre ou des épidémies de maladies, les MNT et les problèmes de santé mentale fonctionnent comme une menace silencieuse et omniprésente dans chaque province en Afghanistan. L’augmentation de la prestation de services, la sensibilisation du public et la démonstration de solidarité inébranlable avec les personnes touchées ne sont pas simplement des priorités de santé – ce sont des impératifs humanitaires urgents.