Publié le 2025-10-29 10:57:00. L’Afrique du Sud, première nation africaine à présider le G20, met l’accent sur la transformation numérique pour amplifier les voix du Sud et promouvoir une croissance inclusive. Le pays appelle à une action concertée pour combler la fracture numérique mondiale, essentielle au développement durable.
- La transformation numérique est une priorité clé pour le G20, visant à renforcer la coopération financière et économique, le développement durable et la croissance inclusive.
- La connectivité est considérée comme une condition préalable à la participation économique, à l’éducation et à l’innovation, et non plus comme un privilège.
- Environ 2,6 milliards de personnes n’avaient toujours pas accès à Internet en 2023, soulignant l’urgence de réduire la fracture numérique pour atteindre les Objectifs de Développement Durable d’ici 2030.
En tant que présidence du Sommet du G20, l’Afrique du Sud plaide pour un programme numérique mondial équitable et transformateur. Le pays met en avant quatre piliers essentiels : une connectivité abordable et significative, une infrastructure publique numérique robuste, le perfectionnement et l’éducation numériques, et un cadre d’intelligence artificielle éthique et inclusif. Ces priorités visent à réduire les inégalités flagrantes, l’exclusion et la pauvreté, particulièrement dans les pays du Sud, où les femmes, les jeunes et les populations rurales sont souvent laissés pour compte.
Le groupe de travail sur l’économie numérique, intégré au volet Sherpa du G20, joue un rôle crucial dans l’élaboration de solutions pratiques. Les engagements pris au sein de ce groupe ont favorisé la collaboration et les partenariats mondiaux. L’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Union africaine, l’Union internationale des télécommunications et le Programme des Nations Unies pour le développement, a notamment lancé un appel mondial pour l’innovation dans les infrastructures publiques numériques. Cette initiative permet le partage de solutions concrètes en matière d’identification numérique, de santé et d’apprentissage en ligne, ainsi que d’alphabétisation numérique, tout en encourageant la coopération régionale.
Pour mesurer les progrès et identifier les lacunes, l’Afrique du Sud a développé le cadre d’inclusion numérique universelle et équitable. Ce guide aide les gouvernements à concevoir des politiques globales et à promouvoir l’inclusion numérique. En collaboration avec l’UNESCO, le pays a également créé une boîte à outils pour réduire les inégalités liées à l’intelligence artificielle, aidant ainsi à gérer les risques tels que les biais algorithmiques tout en favorisant une adoption inclusive de l’IA.
L’approche sud-africaine, ancrée dans la philosophie de l’Ubuntu, vise un avenir où la transformation numérique connecte cultures, langues, communautés et nations. Pour mettre en œuvre cet agenda numérique mondial, l’Afrique du Sud appelle à des modèles de financement mixtes innovants, combinant investissements publics, partenariats privés et innovation technologique. Les technologies numériques, qu’il s’agisse de systèmes d’identité numérique ou de plateformes open source, ont le potentiel indéniable de favoriser un développement inclusif, de connecter les non-connectés et d’autonomiser les citoyens.
L’appel est lancé pour un engagement commun à réduire la fracture numérique, à investir dans les infrastructures publiques et les technologies qui améliorent les vies et stimulent l’innovation. L’objectif est de construire un avenir numérique et une économie numérique inclusifs, éthiques et robustes, accessibles à tous.
Sandile Nene est directrice générale adjointe par intérim pour le traitement et la diffusion du contenu dans le système de communication et d’information du gouvernement (GCIS).