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Âge maternel avancé et allergie infantile

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Publié le 7 février 2026 16:04:00. Une étude japonaise d’envergure suggère que l’âge maternel avancé pourrait être associé à un risque réduit de développement d’allergies chez les jeunes enfants, notamment l’asthme, l’eczéma et les allergies alimentaires. Ces résultats ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur les facteurs influençant la prédisposition allergique.

  • L’âge maternel de 35 à 39 ans est corrélé à une diminution de 21 % du risque d’allergie alimentaire chez les enfants d’un an.
  • Un âge maternel de 40 ans et plus est associé à une réduction encore plus importante du risque d’allergie alimentaire (41 %).
  • L’étude révèle également un effet combiné de l’âge des deux parents sur le risque de respiration sifflante chez les enfants de quatre ans.

Des chercheurs japonais ont mené une vaste étude prospective sur la cohorte de naissance nationale, analysant les données de près de 35 000 couples mère-enfant. L’objectif était de déterminer si l’âge maternel, connu pour induire des modifications génétiques et épigénétiques, pouvait influencer le développement de maladies allergiques chez les enfants.

L’étude, publiée dans JAMA Network Open, a suivi les participants entre janvier 2011 et mars 2014, avec des évaluations à un, deux et quatre ans. Les diagnostics d’allergies ont été basés sur les rapports des parents et confirmés par des médecins. Une sous-cohorte a également été étudiée pour évaluer la sensibilisation aux acariens.

Les résultats indiquent que la prévalence des allergies alimentaires à l’âge d’un an était de 6,6 %. Or, cette prévalence diminuait significativement avec l’âge de la mère. Les enfants nés de mères âgées de 35 à 39 ans présentaient un risque réduit d’allergie alimentaire (rapport de cotes : 0,79 ; IC à 95 % : 0,70 à 0,90), et cet effet était encore plus marqué pour les mères de 40 ans et plus (rapport de cotes : 0,59 ; IC à 95 % : 0,44 à 0,79). Des tendances similaires ont été observées pour la respiration sifflante et l’eczéma jusqu’à l’âge de quatre ans.

L’étude a également révélé que les enfants dont les deux parents avaient 35 ans ou plus avaient un risque réduit de respiration sifflante à l’âge de quatre ans (rapport de cotes : 0,89 ; IC à 95 % : 0,82 à 0,95), suggérant une interaction entre l’âge des deux parents.

L’analyse de la sensibilisation aux acariens, réalisée sur près de 2 000 enfants à deux et quatre ans, a confirmé que les enfants de mères plus âgées présentaient un risque de sensibilisation plus faible, même chez les mères âgées de 30 à 34 ans (rapport de cotes : 0,76 ; IC à 95 % : 0,59 à 0,98) et de 35 à 39 ans (rapport de cotes : 0,68 ; IC à 95 % : 0,50 à 0,91).

Les auteurs de l’étude soulignent que ces résultats ne permettent pas d’établir un lien de causalité, mais suggèrent que des facteurs comportementaux, environnementaux ou biologiques liés à une parentalité plus tardive pourraient jouer un rôle protecteur contre le développement d’allergies. Ils insistent sur l’importance de prendre en compte l’âge des parents dans l’évaluation précoce du risque d’allergie chez les enfants.

Référence

Yamamoto-Hanada K et al. Âge des parents et risque d’allergie infantile. JAMA Network Open. 2026;9;(1):e2554694.

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