Publié le 2025-11-01 09:30:00. Une nouvelle joute verbale a éclaté entre le ministre en chef de l’Assam, Himanta Biswa Sarma, et le chef du Congrès, Gaurav Gogoi, suite à de nouvelles accusations de « l’agent pakistanais » par le premier.
Le ministre en chef de l’Assam, Himanta Biswa Sarma, a réitéré vendredi ses accusations selon lesquelles le chef du Congrès, Gaurav Gogoi, serait un « agent pakistanais » et aurait été « implanté par une puissance étrangère ». Ces déclarations ont relancé une vive polémique entre les deux responsables politiques de l’État indien.
« Gaurav Gogoi est un agent pakistanais, il n’est que cela. Il a été implanté par une puissance étrangère dans notre pays », a affirmé M. Sarma devant la presse à Guwahati, ajoutant détenir de nombreuses informations prouvant ses dires. Il s’est dit prêt à révéler ces éléments qui démontreraient à « 100 % » la véracité de ses propos, contestant même la possibilité qu’une plainte en diffamation soit déposée contre lui.
Le ministre en chef a précisé qu’il attendait le moment opportun pour dévoiler ces preuves, expliquant qu’une conférence de presse immédiate pourrait être interprétée comme une tentative de détourner l’attention de la mort récente du chanteur populaire Zubeen Garg, sujet sensible dans la région.
En réponse à ces accusations, Gaurav Gogoi a vivement critiqué les propos de Himanta Biswa Sarma, les qualifiant d' »exemple de l’inaptitude de ce dernier à gouverner le peuple de l’Assam ». Sur la plateforme X, le représentant du Congrès a estimé que ces déclarations témoignaient d’une « peur croissante de perdre le pouvoir » de la part du ministre en chef.
M. Gogoi a souligné le caractère malvenu des déclarations de M. Sarma, intervenant alors que l’État rendait hommage au chanteur décédé. Il a fait référence à la projection du dernier film de Zubeen Garg, « Roi Roi Binale », qui a connu un grand succès et suscité une forte émotion dans toute l’Assam.