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Après avoir squatté à Leipzig : d’autres suspects identifiés pour intrusion

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Publié le 2025-10-13 18:55:00. Des militants de gauche ont occupé plusieurs bâtiments à Leipzig ce week-end pour dénoncer la crise du logement. Ils proposent des projets d’utilisation communautaire de ces lieux, tandis que la police enquête et que des soutiens politiques expriment leur compréhension face à ces actions.

  • Trois occupations de maisons ont eu lieu depuis vendredi soir dans la ville.
  • Le groupe « Journées de l’occupation autonome de Leipzig (ABeTa) » revendique ces actions.
  • Un concept d’utilisation communautaire a été publié en ligne par les occupants.

Le groupe de gauche « Journées de l’occupation autonome de Leipzig (ABeTa) » est à l’origine de plusieurs occupations de bâtiments dans la ville depuis vendredi. Ces actions visent à alerter sur la flambée des prix de l’immobilier sous le slogan « Stop à la folie locative ». La police a déjà ouvert des enquêtes pour effraction concernant deux hommes de 23 ans et une femme de 29 ans.

Les occupants ont rendu public sur Internet un projet ambitieux pour la villa qu’ils ont occupée dimanche. L’idée est d’y aménager un centre de quartier proposant des espaces événementiels, des activités destinées aux jeunes, ainsi qu’un café. Ce concept vise à démontrer comment des bâtiments inoccupés pourraient être réinvestis au profit de la communauté.

Selon le porte-parole de la police de Leipzig, Olaf Hoppe, trois occupations de logements ont été recensées depuis vendredi soir. Un autre incident notable a été une attaque contre le commissariat de police de Leipzig-Connewitz. La sûreté de l’État s’est saisie de ces dossiers, suspectant une motivation politique derrière ces occupations.

Juliane Nagel, conseillère municipale pour le parti de gauche à Leipzig, a exprimé son soutien à ces actions, qu’elle juge « tout à fait légitimes ». Elle s’est rendue sur place vendredi et dimanche, estimant que ces formes de protestation permettent de souligner le manque criant d’espaces de vie et de lieux pour les initiatives associatives et sociales dans une ville en tension immobilière. Elle a également souligné que ces groupes démontrent la possibilité de réhabiliter des bâtiments vacants pour un usage public.

« En fait, j’ai trouvé que c’était une bonne manière d’utiliser une forme d’action pour souligner qu’il manque des espaces dans une ville qui manque d’espaces de vie et manque d’espaces pour des rassemblements caritatifs et sociaux. »

Juliane Nagel, Siège du Parti de gauche au conseil municipal de Leipzig

La responsable politique a dit comprendre l’impatience de nombreux jeunes face à la difficulté de trouver un logement. Elle a pointé du doigt la vacance prolongée de certains bâtiments. Par ailleurs, elle a précisé qu’en plus des deux occupations actives dans la Waldstrasse, une « occupation symbolique » avec des banderoles avait eu lieu, sans présence permanente dans le bâtiment.

Le groupe militant a annoncé que d’autres actions similaires pourraient avoir lieu dans le courant de la semaine.

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