Home Santé Landon Trost, MD, sur le traitement CCH par rapport à la chirurgie pour la maladie de La Peyronie

Landon Trost, MD, sur le traitement CCH par rapport à la chirurgie pour la maladie de La Peyronie

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Publié le 2025-10-13 19:58:00. Une étude comparative innovante remet en question le recours systématique à la chirurgie pour traiter la maladie de La Peyronie. Les résultats suggèrent qu’une approche non chirurgicale pourrait être préférée dans certains cas, marquant un potentiel changement de paradigme dans la prise en charge de cette affection.

  • La chirurgie pénienne est associée à des taux significativement plus élevés de perte de longueur et de douleur post-traitement par rapport à l’injection de collagénase Clostridium histolyticum (CCH).
  • Bien que les événements indésirables graves soient similaires, les patients opérés rapportent une sensation pénienne diminuée ou anormale plus fréquemment.
  • La volonté de renouveler le traitement est comparable entre les deux groupes, suggérant une acceptation similaire des approches proposées.

L’étude, portant sur 40 hommes atteints de la maladie de La Peyronie, a comparé deux stratégies thérapeutiques : la combinaison d’injections de CCH (RestoreX) avec du sildénafil, et la chirurgie pénienne associée au sildénafil. Les données recueillies révèlent un écart notable entre les deux approches. Les participants ayant subi une intervention chirurgicale ont fait état de régressions de longueur pénienne dans 92 % des cas, contre seulement 46 % pour le groupe traité par CCH. De plus, le groupe chirurgical a rapporté des douleurs actuelles plus importantes (42 % contre 8 %) ainsi qu’une diminution ou une sensation anormale accrue (45 % contre 27 %). Ces différences, statistiquement significatives, soulignent l’impact subjectif de chaque méthode.

Malgré ces différences, les autres effets secondaires observés se sont avérés similaires entre les deux cohortes. Un point de convergence important réside dans la volonté des patients de suivre à nouveau le traitement : 75 % à 77 % des hommes, quel que soit le traitement reçu, ont exprimé cette intention. Ces résultats pourraient influencer les décisions médicales futures, comme l’a souligné le Dr Trost, l’un des investigateurs principaux.

« Du point de vue des médecins, on cherche à faire ce qu’il y a de mieux pour les patients, donc on examine les données pour essayer de déterminer quelle est la meilleure orientation entre une première et une deuxième ligne [de traitement]. C’est un grand changement de paradigme, car depuis au moins 60 ans, la chirurgie a été la réponse attendue à cette question. Il semble qu’avec les données de cette étude, nous indiquons que la chirurgie est probablement votre option de recours si le Xiaflex n’est pas viable. »

Dr Trost

Cette étude, dont les résultats ont été présentés lors de la 26e Réunion scientifique annuelle d’automne de la Sexual Medicine Society of North America (SMSNA), qui s’est tenue du 9 au 12 octobre 2025 à Grapevine, Texas (Résumé 096), pourrait ainsi marquer un tournant dans la gestion de la maladie de La Peyronie, en proposant une alternative moins invasive potentiellement plus avantageuse pour les patients.

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