Publié le 25 février 2026 16:12:00. L’ancien ministre libanais Rashid Derbas met en garde contre une escalade dangereuse au Moyen-Orient, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran atteignent un point critique, avec des conséquences potentielles pour le Liban.
Selon Rashid Derbas, l’influence du président américain Donald Trump se fait déjà sentir dans la région. Il souligne que, contrairement à l’Irak, où Trump a utilisé des menaces directes, il exerce une pression sur l’Iran par la seule force de sa parole. « Trump n’a menacé l’Irak ni avec des missiles ni avec des porte-avions, mais s’est plutôt contenté d’un mot, qui était : « Je n’accepterai pas Nour al-Maliki » », a-t-il déclaré via l’agence Akhbar Al-Youm. L’ancien ministre estime que cette approche a déjà un impact significatif sur la situation.
La présence massive de forces américaines dans la région, notamment le plus grand porte-avions du monde et d’innombrables cuirassés et avions, témoigne de la gravité de la situation. Derbas observe que chaque jour qui passe voit l’Iran reculer face à la pression américaine. Il envisage deux scénarios possibles : soit cette démonstration de force suffira à obtenir un accord sans recourir à la guerre, ce qui est arrivé par le passé, soit, en cas d’échec, une guerre deviendra inévitable.
Il met en garde : « Si ces flottes se retirent et que Téhéran ne répond pas aux demandes américaines, c’est Trump qui rentrera chez lui et non la Maison Blanche. » Il considère que la situation est à son paroxysme et risque de s’aggraver.
L’impact potentiel sur le Liban est particulièrement préoccupant. Derbas craint que si l’Iran est frappé et que les États-Unis ne parviennent pas à empêcher Israël d’en profiter, le Liban se retrouverait dans une situation extrêmement dangereuse. Il utilise une métaphore frappante : « Ce petit bateau (c’est-à-dire le Liban) doit se réfugier derrière un rocher parce que la tempête à venir « dévorera la terre verte et sèche » ». Il appelle à la sauvegarde du Liban, de son territoire, de son entité et de son État, afin qu’il puisse résister à cette tempête.
Derbas conclut sur une note d’espoir, suggérant que, malgré les difficultés, une issue positive pourrait être envisageable après cette crise.
Le 20 février 2026, Donald Trump a averti que des « mauvaises choses » se produiraient si l’Iran refusait de parvenir à un accord sur son programme nucléaire, laissant entendre la possibilité de frappes militaires limitées. AP News. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont également exacerbées par les récentes menaces de l’Ayatollah iranien de couler des navires de guerre américains. The Independent.
Par ailleurs, la perte d’alliés affaiblit le Hezbollah, l’obligeant à modérer son rhétorique. Aawsat.