Publié le 13 octobre 2025. Des parlementaires du monde entier se sont réunis à Berlin lors du Sommet mondial de la santé pour renforcer la lutte contre le sida, en plaidant pour une volonté politique accrue, l’égalité des droits et des stratégies inclusives pour endiguer l’épidémie d’ici 2030.
- Mobilisation politique et financement sont essentiels pour garantir l’accès aux traitements et à la prévention du VIH.
- L’accent a été mis sur la nécessité de partenariats mondiaux renforcés et sur la lutte contre les inégalités structurelles affectant les populations vulnérables.
- L’accès abordable aux médicaments antirétroviraux à action prolongée est crucial pour réduire les nouvelles infections.
Berlin a accueilli, à l’occasion du Sommet mondial de la santé, une rencontre déterminante entre parlementaires issus de diverses nations et décideurs politiques. L’objectif principal : insuffler une dynamique nouvelle dans la lutte mondiale contre le VIH/SIDA. Organisé par l’ONUSIDA (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA), UNITE (Réseau des parlementaires pour la santé mondiale), le Global Equality Caucus et STOP AIDS, sous l’égide de la Plateforme parlementaire mondiale sur le VIH et le SIDA, cet événement visait à consolider les efforts visant à éradiquer le sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030, tout en promouvant les droits humains des personnes les plus affectées.
La Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a rappelé le rôle historique des parlementaires dans cette bataille : « Les parlementaires sont depuis longtemps une pierre angulaire des efforts internationaux visant à mettre fin au sida, en poussant à des efforts visant à garantir un financement substantiel, une expertise technique et un plaidoyer politique pour garantir un accès équitable aux services de traitement et de prévention du VIH qui sauvent des vies ». Elle a souligné l’importance cruciale de ces partenariats gouvernementaux pour atteindre l’objectif de 2030.
« Les parlementaires sont depuis longtemps une pierre angulaire des efforts internationaux visant à mettre fin au sida, en poussant à des efforts visant à garantir un financement substantiel, une expertise technique et un plaidoyer politique pour garantir un accès équitable aux services de traitement et de prévention du VIH qui sauvent des vies. Alors que nous travaillons à mettre fin au sida d’ici 2030, les partenariats avec les gouvernements qui donnent la priorité aux droits humains et à l’équité restent essentiels. »
Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA
Les discussions ont porté sur des axes stratégiques majeurs, notamment l’impératif d’un engagement financier mondial renouvelé et le renforcement de la coopération Nord-Sud. La députée allemande Sasha van Beek, hôte de l’événement, a salué les échanges qui ont permis de réaffirmer la nécessité d’une collaboration globale accrue.
« Au cours des 30 dernières années, la riposte au VIH a offert l’une des plus grandes leçons en matière de santé mondiale. Aujourd’hui, les parlementaires détiennent à la fois la responsabilité et le pouvoir de faire progresser et de revitaliser cette riposte. Ce dialogue réaffirme et renforce cet engagement. »
Dr Guilherme Duarte, Directeur exécutif d’UNITE
Au cours d’un petit-déjeuner de travail, les parlementaires ont réitéré leur engagement à promouvoir des politiques visant à démanteler les inégalités structurelles et à protéger les groupes vulnérables. L’amélioration de l’accès aux services de prévention et de traitement du VIH, l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination, ainsi que la garantie des droits des femmes, des filles et des personnes LGBTQ+ – qui continuent de rencontrer des obstacles importants dans l’accès aux soins – ont été au cœur des débats.
Un appel spécifique a été lancé, relayant celui de l’ONUSIDA, pour rendre abordables et accessibles les médicaments injectables à action prolongée, dont l’efficacité dans la prévention des nouvelles infections au VIH est avérée. L’ONUSIDA estime que si 20 millions de personnes – notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe, les usagers de drogues injectables et les jeunes femmes et adolescentes en Afrique subsaharienne – bénéficiaient de ces traitements préventifs, une réduction drastique des nouvelles contaminations serait envisageable, propulsant ainsi les progrès vers l’objectif de 2030.
Mike Podmore, PDG de STOP AIDS, a souligné le potentiel transformateur de nouvelles avancées thérapeutiques : « Des médicaments révolutionnaires comme le Lénacapavir ont créé la possibilité très réelle de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030. » Il a toutefois mis en garde contre les risques liés aux réductions de l’aide internationale, qui pourraient compromettre ces avancées. Il a insisté sur le rôle crucial des parlementaires, unis par des plateformes telles que la Plateforme parlementaire mondiale, pour inciter leurs gouvernements à investir massivement et sans délai.
Des représentants parlementaires d’Allemagne, du Lesotho, du Libéria, du Malawi, du Mexique, de Namibie, de Suède, des États-Unis, d’Ouganda et du Zimbabwe ont pris part à ces discussions importantes.
« Une réponse équitable au VIH devrait rester une priorité clé dans les actions des gouvernements pour faire face à l’impact disproportionné du VIH sur les communautés marginalisées, telles que les personnes LGBT+. Les parlementaires ont un rôle important à jouer pour demander des comptes aux gouvernements, et des forums tels que la Plateforme parlementaire mondiale sont essentiels au développement des partenariats nécessaires pour soutenir les législateurs dans leur plaidoyer parlementaire et politique. »
Aron le Fèvre, Directeur exécutif du Global Equality Caucus
Alors que le Sommet mondial de la santé se poursuit, l’ONUSIDA entend maintenir la pression sur l’importance d’un leadership politique constant, d’une coopération internationale renforcée et d’approches centrées sur les droits humains pour venir à bout de l’épidémie du sida.