Publié le 25 février 2026 18:19:00. La présidente de Santander, Ana Botín, a vu sa rémunération augmenter significativement en 2025, atteignant 18,5 millions d’euros, la propulsant au sommet des dirigeants d’entreprises espagnoles les mieux payés. Cette hausse s’explique en grande partie par des primes en actions liées à la performance positive de la banque en bourse.
- La rémunération totale d’Ana Botín a augmenté de 34 % par rapport à l’année précédente, s’élevant à 18,5 millions d’euros.
- Le PDG de Santander, Héctor Grisi, a également bénéficié d’une augmentation de salaire de 23,8 %, atteignant 10,28 millions d’euros.
- Santander propose une nouvelle politique de rémunération du conseil d’administration pour les années 2026-2028, mettant l’accent sur la performance variable et la rémunération en actions.
L’augmentation substantielle de la rémunération d’Ana Botín est principalement due à une prime en actions d’une valeur de 8,31 millions d’euros. Cette prime reflète la forte performance de Santander en bourse en 2025, où sa valeur a plus que doublé. En tenant compte des bonus en actions différées des années précédentes, la rémunération totale de la présidente s’élève à 18,5 millions d’euros, la plaçant en tête des dirigeants d’Ibex les mieux rémunérés. Sans cet effet, sa rémunération aurait été de 14 millions d’euros.
La rémunération fixe d’Ana Botín s’élève à 3,43 millions d’euros, complétée par une prime à court terme de 3,09 millions d’euros et une prime à long terme de 1,77 million d’euros. D’autres éléments, tels que l’assurance-vie, représentent 399 000 euros. En conséquence, sa rémunération en espèces a augmenté de 6 %, atteignant 8,4 millions d’euros.
Héctor Grisi, le PDG de Santander, a également vu sa rémunération augmenter, passant de 8,3 millions d’euros à 10,28 millions d’euros, soit une hausse de 23,8 %. Son salaire fixe est de 3,1 millions d’euros, auquel s’ajoutent une prime à court terme de 2,1 millions d’euros, portant sa rémunération en espèces à 5,63 millions d’euros (une augmentation de 9,5 %). Il perçoit également 2,8 millions d’euros de rémunération en actions, 1,1 million d’euros de cotisations aux systèmes d’épargne et 717 000 euros d’autres avantages.
Pour l’avenir, Santander propose une nouvelle politique de rémunération du conseil d’administration pour les années 2026, 2027 et 2028, qui sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale. Cette nouvelle politique vise à répondre aux préoccupations exprimées par les actionnaires concernant la politique de rémunération précédente. Elle prévoit une augmentation du poids des composantes variables des salaires par rapport à la composante fixe, ainsi qu’une part plus importante liée à la performance à long terme et des seuils de performance plus élevés pour l’attribution des bonus.
La proposition inclut une augmentation de 5 % du salaire fixe d’Ana Botín, le portant à 3,6 millions d’euros, et de Héctor Grisi, le portant à 3,3 millions d’euros. Une prime est également prévue pour 2026, qui pourrait atteindre 6,7 millions d’euros pour Ana Botín et 4,6 millions d’euros pour Héctor Grisi, si les objectifs fixés sont atteints. Ces objectifs portent sur la croissance de la clientèle, la réduction des coûts, l’augmentation du capital et de la rentabilité, ainsi que sur la gestion des risques et la performance du marché.
De cette prime, 40 % seront versés en 2027 et le reste sera différé jusqu’en 2032, en fonction de la réalisation d’objectifs à long terme. 60 % de cette prime sera versée en actions Santander, 10 % en titres de sa filiale de paiement, PagoNXT, et le reste en actions Santander.