Une nouvelle option thérapeutique pour le cancer de l’endomètre est désormais remboursée en France, offrant un espoir accru aux patientes atteintes de cette maladie. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donné son feu vert pour le remboursement du dostarlimab en association avec le carboplatine et le paclitaxel, pour le traitement de première intention des patientes adultes souffrant d’un cancer de l’endomètre avancé.
Cette décision, prise le 16 juillet 2025, concerne les patientes présentant un cancer de l’endomètre nouvellement diagnostiqué ou récidivant, et qui sont candidates à un traitement systémique. Le dostarlimab, un anticorps monoclonal, est destiné à être utilisé en association avec le carboplatine et le paclitaxel en phase d’induction, suivi d’un traitement d’entretien par le dostarlimab en monothérapie.
L’ANSM a reconnu un progrès thérapeutique significatif avec cette combinaison, en particulier pour les patientes dont les tumeurs présentent un statut dMMR/MSI-H (déficience de la réparation des mésappariements et instabilité microsatellitaire élevée). Aucun progrès n’a été constaté, en revanche, pour les patientes présentant un statut pMMR/MSS (compétence de la réparation des mésappariements et stabilité microsatellitaire) ou dont le statut concernant cette déficience est inconnu.
« JEMPERLI est indiqué en association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement de première ligne des patientes adultes atteintes d’un cancer de l’endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant et candidates à un traitement systémique », précise l’avis de l’ANSM.
Le cancer de l’endomètre touche les cellules qui tapissent l’utérus. Il existe quatre stades de cette maladie, allant d’une localisation dans l’endomètre à une propagation à d’autres organes. Un diagnostic précoce est crucial pour un traitement efficace.