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Cancer du pancréas métastatique, un nouveau médicament réduit le risque de progression de la maladie : également disponible en Italie

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Publié le 23 février 2026 à 06h40. Un traitement par olaparib, inhibiteur de PARP, a obtenu un remboursement en Italie pour les patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique porteurs de mutations BRCA1/2, offrant une nouvelle option thérapeutique pour une minorité de patients.

  • L’Agence italienne des médicaments (AIFA) a approuvé le remboursement de l’olaparib en traitement d’entretien après une chimiothérapie à base de platine.
  • Environ 7 % des patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique présentent une mutation des gènes BRCA1/2.
  • L’étude POLO a démontré une réduction du risque de progression de la maladie de 47 % chez les patients traités par olaparib.

Une avancée significative est observée dans le traitement de l’adénocarcinome pancréatique métastatique, une forme particulièrement agressive de cancer. L’AIFA a donné son feu vert pour le remboursement de l’olaparib, une thérapie ciblée appartenant à la classe des inhibiteurs de PARP, pour les patients présentant des mutations BRCA1/2 et dont la maladie n’a pas progressé après au moins 16 semaines de chimiothérapie initiale à base de platine. En 2024, on estimait à 13 585 le nombre de nouveaux cas de cancer du pancréas en Italie, dont environ 7 % sont associés à ces mutations génétiques spécifiques.

Les résultats de l’étude POLO ont révélé que l’olaparib permettait de réduire le risque de progression de la maladie de 47 % chez les patients concernés. « L’adénocarcinome pancréatique métastatique est l’un des cancers au pronostic le plus défavorable, caractérisé par un diagnostic tardif et une évolution clinique extrêmement rapide, avec un impact notable sur la qualité de vie des patients », explique Michele Reni, directeur de l’oncologie médicale à l’hôpital IRCCS San Raffaele de Milan et professeur agrégé d’oncologie à l’université Vita-Salute San Raffaele. L’étude internationale de phase III POLO, publiée dans le New England Journal of Medicine, a porté sur 154 patients présentant une mutation germinale des gènes BRCA1/2, ayant reçu une chimiothérapie de première intention à base de platine pendant au moins 16 semaines sans progression de la maladie. La survie sans progression a presque doublé avec l’olaparib, passant à 7,4 mois contre 3,8 mois avec le placebo, un résultat statistiquement significatif. À ce jour, aucun autre traitement d’entretien du cancer du pancréas n’a démontré une amélioration de la survie sans progression.

L’étude a également montré une survie à 3 ans de 33,9 % pour les patients traités par olaparib, contre 17,8 % pour ceux ayant reçu un placebo. Il est donc essentiel, selon les experts, de garantir le dépistage des mutations BRCA à tous les patients au moment du diagnostic du cancer du pancréas. Ce dépistage n’est malheureusement pas systématique en Italie, comme le souligne cet article du Corriere della Sera. La mutation des gènes BRCA, bien connue pour son association avec le cancer du sein et des ovaires (notamment suite à la décision d’Angélina Jolie de subir une mastectomie et l’ablation des trompes et des ovaires), augmente également le risque de développer un cancer de la prostate et du pancréas, et concerne non seulement les femmes mais aussi les hommes et leurs familles.

Une étude italienne indépendante, publiée dans Cancer Medicine, a confirmé ces résultats dans un contexte clinique réel, montrant une réduction de 43 % du risque de décès chez les patients ayant reçu de l’olaparib, quelle que soit la ligne de traitement. « Ces données confirment, dans la pratique clinique quotidienne, la valeur du médicament déjà apparue lors de l’étude d’homologation », conclut Michele Milella, directrice d’oncologie à l’hôpital universitaire intégré de Vérone.

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