Capo d’Orlando : Le plan de plage, source de tensions entre la majorité et l’opposition
L’opposition municipale de Capo d’Orlando dénonce un manque criant de transparence de la part du maire Franco Ingrillì concernant l’adoption du nouveau Plan d’Utilisation des Propriétés Maritimes de l’État (PDUM), plus connu sous le nom de Plan de Plage. Le groupe « CambiAmo Capo » reproche à l’administration d’avoir mené ces procédures sans consulter l’opposition, soulevant des doutes sur la conformité du document et redoutant des retards préjudiciables à l’avenir de la commune.
Le groupe municipal d’opposition « CambiAmo Capo », composé des conseillers Renato Mangano, Sandro Gazia, Linda Liotta et Giuseppe Truglio, exprime sa vive préoccupation face à ce qu’il qualifie de « manque persistant de transparence et de participation » de la part de l’équipe municipale dirigée par Franco Ingrillì. Au cœur de la discorde : l’élaboration du Plan d’Utilisation des Propriétés Maritimes de l’État (PDUM), un document jugé fondamental pour le développement de la côte.
« Malgré nos demandes répétées de rencontrer les administrateurs et techniciens municipaux, et un engagement formel non tenu par le maire lui-même lors de la conférence des chefs de groupe, nous ne sommes pas encore en possession d’une copie du Plan et nous n’avons pas non plus été informés de son contenu », déplore le groupe d’opposition dans une note sévère adressée au maire.
Cette opacité est d’autant plus mal vécue que la minorité municipale a appris, par la voie de la presse, que l’administration Ingrillì avait déjà tenu des réunions à ce sujet avec les responsables du Département Régional de l’Environnement. Des recoupements, étayés par des consultants et des informations issues de la Structure Territoriale de l’Environnement (STA) de Messine, ont révélé de nombreuses plaintes émises par cette dernière à l’encontre de l’administration en place. Ces éléments jettent un voile d’inquiétude quant à la « qualité et la conformité du Plan » et font craindre des « retards potentiels » en l’absence de clarification.
Pour l’opposition, le PDUM dépasse la simple formalité administrative : « C’est un outil de planification fondamental pour l’avenir de notre ville », insistent les conseillers. Ils rappellent que ce plan vise à :
- Identifier les modes d’utilisation du littoral, en régulant les usages publics et les activités privées, telles que les concessions de plages.
- Être un levier essentiel pour le développement touristique, environnemental et socio-économique de la communauté.
- Concilier les principes indispensables d’équité, d’innovation, d’habitabilité du littoral et de progrès durable.
Face à ces enjeux stratégiques, le groupe « CambiAmo Capo » réclame la convocation « immédiate » par le maire d’une réunion spécifique afin de présenter et d’expliquer en détail le Plan d’Utilisation des Domaines Maritimes de l’État.
« Nous demandons transparence et responsabilité », martèle l’opposition, « pour que l’avenir de notre côte se construise avec la participation de toutes les forces politiques, dans le plein intérêt des citoyens et des opérateurs économiques. Il n’est plus tolérable qu’une question d’une telle ampleur reste l’otage de décisions prises à huis clos. »