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Ce passe-temps pourrait réduire votre risque de démence

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Publié le 2024-02-29 14:57:00. Une étude de longue haleine suggère que certains exercices cognitifs, en particulier ceux axés sur la rapidité de traitement de l’information, pourraient contribuer à retarder l’apparition de la démence, offrant ainsi de nouvelles pistes pour préserver la santé cérébrale avec l’âge.

  • Une nouvelle étude indique que l’entraînement cognitif pourrait réduire le risque de démence.
  • Il s’agit de la première étude à examiner les liens à long terme entre l’entraînement cérébral et le risque de démence.
  • L’entraînement cognitif, combiné à des habitudes de vie saines, peut contribuer à la santé cérébrale et à la prévention de la démence.

Alors que l’alimentation et le mode de vie sont souvent mis en avant dans la prévention de la démence, de nouvelles recherches mettent en lumière l’importance de stimuler activement le cerveau. Une étude récente, menée sur une période de 20 ans, révèle qu’un type spécifique d’entraînement cognitif pourrait avoir un impact significatif sur le risque de développer la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence.

L’étude, publiée dans la revue Translational Research & Clinical Interventions, a suivi 2 021 adultes de plus de 65 ans. Les participants ont été répartis aléatoirement dans différents groupes, chacun suivant un programme d’entraînement cognitif ciblé sur trois domaines : la vitesse de traitement, la mémoire et le raisonnement. Seul l’entraînement à la vitesse de traitement, complété par des séances de rappel, s’est avéré associé à une réduction significative du risque de diagnostic de démence, de l’ordre de 25 %.

Ce résultat est d’autant plus notable que la plupart des études antérieures sur l’impact des interventions cognitives étaient de plus courte durée ou basées sur des observations. L’étude actuelle se distingue par son ampleur et sa durée, constituant le premier essai clinique randomisé à grande échelle à évaluer les effets à long terme de l’entraînement cognitif sur le risque de démence.

Comment l’étude a-t-elle été menée ?

L’étude ACTIVE (Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly) était un essai contrôlé randomisé, impliquant quatre groupes de participants. Les participants, recrutés entre 1998 et 1999 dans six zones métropolitaines, ont suivi initialement entre cinq et six semaines de formation, avec jusqu’à dix séances de 60 à 75 minutes en petits groupes. Les groupes se sont concentrés sur l’entraînement à la vitesse de traitement, à la mémoire, au raisonnement, tandis qu’un groupe témoin n’a reçu aucune formation.

Les chercheurs ont continué à suivre les participants ayant suivi au moins huit des dix séances initiales, en leur proposant des séances de rappel à 11 et 35 mois après le début de l’étude. Le suivi s’est poursuivi jusqu’en 2019. L’étude a pris en compte divers facteurs susceptibles d’influencer le risque de démence, tels que les troubles cognitifs préexistants, les limitations fonctionnelles, les antécédents de maladies cardiovasculaires, de cancer ou de chimiothérapie, ainsi que les difficultés de vision, d’audition ou de communication.

Qu’a révélé l’étude ?

Les résultats ont démontré que seuls les participants ayant bénéficié d’un entraînement à la vitesse de traitement, suivi de séances de rappel, ont présenté une diminution de 25 % du taux de diagnostic de démence. L’entraînement à la vitesse se distinguait des autres approches par son adaptabilité : le niveau de difficulté des exercices sur ordinateur augmentait progressivement en fonction des performances de chaque participant. Ces exercices visaient à améliorer à la fois le traitement visuel et l’attention divisée.

En revanche, l’entraînement à la mémoire et au raisonnement n’a pas eu d’effet significatif sur le risque de démence. Les chercheurs suggèrent que cela pourrait être dû à la nature de ces programmes, qui se concentraient sur l’enseignement de stratégies spécifiques, tandis que l’entraînement à la vitesse reposait sur la pratique répétée sans instructions explicites, favorisant ainsi l’automatisation des processus cognitifs.

Comment cela s’applique-t-il à la vraie vie ?

Si l’entraînement cognitif peut être un atout dans la prévention de la démence, il ne constitue pas une solution isolée. Le déclin cognitif est influencé par de multiples facteurs, et une approche globale, intégrant l’activité physique, la santé cardiovasculaire, et l’engagement cognitif, est essentielle.

Voici quelques pistes pour intégrer des habitudes favorables à la santé cérébrale dans votre quotidien :

  • Pratiquez une activité physique régulière. Visez 150 minutes d’exercice aérobique modéré par semaine.
  • Adoptez une alimentation saine pour le cœur et le cerveau. Privilégiez les aliments complets, riches en fibres, en protéines et en graisses saines, ainsi que les fruits et légumes colorés, piliers du régime MIND.
  • Stimulez votre cerveau. Envisagez des programmes d’entraînement cognitif sur ordinateur, ainsi que des activités sociales et intellectuellement stimulantes.
  • Suivez un suivi médical régulier. Consultez votre médecin tous les six mois pour surveiller votre tension artérielle, votre poids et vos analyses sanguines.

Notre avis d’expert

Cette nouvelle étude confirme l’intérêt d’un entraînement cognitif spécifique, axé sur la vitesse de traitement et l’attention, pour retarder l’apparition de la démence. Les résultats suggèrent que quelques semaines d’entraînement structuré pourraient avoir des effets bénéfiques à long terme sur la santé du cerveau. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, il est encourageant de constater que des outils simples et accessibles pourraient contribuer à préserver l’autonomie et la qualité de vie à mesure que nous vieillissons.

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