Home Économie Ces 3 fonds servent Apple et Microsoft pour des dividendes jusqu’à 11%

Ces 3 fonds servent Apple et Microsoft pour des dividendes jusqu’à 11%

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Le marché boursier, en particulier le secteur technologique, connaît une envolée spectaculaire depuis avril, stimulée par l’automatisation croissante et l’intelligence artificielle. Cette tendance, loin d’être une surprise pour les investisseurs avertis, se traduit par des rachats massifs et une hausse constante du NASDAQ, offrant des opportunités de rendement attractives, notamment pour ceux qui recherchent des dividendes élevés.

La révolution robotique bouscule la tech

Depuis avril, le secteur technologique est en pleine effervescence. Le principal moteur de ce rallye est la « montée des machines », un phénomène où les entreprises remplacent progressivement une main-d’œuvre coûteuse par des robots et des outils d’intelligence artificielle (IA) plus économiques. Conséquence directe : les effectifs sont en baisse, tandis que, paradoxalement, le NASDAQ continue de battre des records.

Les géants de la tech du NASDAQ profitent pleinement de cette situation, voyant leurs marges bénéficiaires s’élargir. Andy Jassy, PDG d’Amazon (NASDAQ : AMZN), a récemment confirmé que les effectifs de l’entreprise allaient diminuer, remplacés par l’IA. Si cette nouvelle est préoccupante pour les employés d’Amazon, elle est une excellente nouvelle pour les actionnaires de la société.

Microsoft (NASDAQ : MSFT) a également procédé à d’importantes suppressions d’emplois ces derniers mois, touchant particulièrement les postes de vente et de support, facilement automatisables grâce à l’IA. Chez Alphabet (NASDAQ : GOOGL), les employés s’interrogent sur la pérennité de leurs fonctions face aux avancées de l’IA. Cette période représente un risque accru pour les employés du secteur technologique, mais une fenêtre d’opportunité passionnante pour les investisseurs avisés en quête de dividendes.

Trois stratégies pour capitaliser sur la tendance

Pour tirer parti de cette mégatendance, voici trois approches d’investissement axées sur les dividendes, offrant des rendements notables.

1. Global X NASDAQ 100 Covered Call ETF (QYLD)

Rendement des dividendes : 11,2 %

Si Alphabet (GOOGL) ne versera jamais un dividende aussi élevé, il est possible de bénéficier d’un rendement de 11,2 % en investissant dans le Global X NASDAQ 100 Covered Call ETF (NASDAQ : QYLD). Ce fonds achète les actions composant l’indice NASDAQ-100 et vend simultanément des options d’achat couvertes sur cet indice pour générer des revenus supplémentaires, distribués mensuellement.

Bien que le NASDAQ-100 soit composé des 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le NASDAQ, il est majoritairement investi dans la technologie (environ 60 %), incluant des géants tels qu’Apple (NASDAQ : AAPL) et Microsoft (MSFT). Le NASDAQ-100 est donc souvent considéré comme un indicateur du secteur technologique.

La stratégie de QYLD consiste à sacrifier un potentiel de hausse pour gagner en stabilité et bénéficier de revenus élevés issus des primes d’options. QYLD aura rarement des performances supérieures à un ETF comme le QQQ dans les marchés haussiers, mais il présente une moindre volatilité à la baisse grâce aux revenus constants générés par la vente des options d’achat.

2. JPMorgan Nasdaq Equity Premium Income ETF (JEPQ)

Rendement des dividendes : 10,8 %

Le JPMorgan Nasdaq Equity Premium Income ETF (NASDAQ : JEPQ) adopte une stratégie similaire, détenant une centaine d’actions du NASDAQ tout en vendant des options d’achat sur le NASDAQ-100. Ce fonds distribue également ses dividendes élevés de manière mensuelle.

La principale différence avec QYLD réside dans la flexibilité de JEPQ, géré par Hamilton Reiner, un vétéran de 38 ans, et une équipe de quatre cogérants. Contrairement à QYLD qui suit un indice, JEPQ, grâce à sa gestion active, peut vendre plusieurs contrats d’options. Historiquement, JEPQ a montré une surpondération des valeurs méga-capitalisées par rapport à QYLD. La gestion active de JPMorgan a permis à JEPQ de plus que doubler les performances de QYLD depuis sa création.

3. Columbia Seligman Premium Technology Growth Fund (STK)

Taux de distribution : 6,0 %

Le Columbia Seligman Premium Technology Growth Fund (NYSE : STK) est un fonds fermé (CEF), distinct des ETF QYLD et JEPQ. Géré par Paul Wick, fort de près de quatre décennies d’expérience, et une équipe de cinq autres gestionnaires, ce fonds détient un portefeuille plus restreint d’environ 55 titres. Son approche est plus axée sur la technologie (environ 70 % des actifs), en privilégiant la « croissance à un prix raisonnable » (GARP).

Contrairement à QYLD et JEPQ qui visent à répliquer ou à s’aligner sur le NASDAQ-100, STK est plus sélectif et prend des positions plus audacieuses sur des valeurs comme Lam Research (NASDAQ : LRCX) et Bloom Energy (NYSE : BE).

STK vend également des options d’achat couvertes, typiquement sur le NASDAQ-100, mais avec une flexibilité accrue, incluant par exemple la vente d’options sur Apple. Cette stratégie s’avère efficace, STK surpassant souvent le QQQ.

Cependant, STK présente aussi des inconvénients. Il est plus volatil que le NASDAQ, contrairement à d’autres fonds couverts. De plus, alors que les ETF distribuent mensuellement, ce CEF paie trimestriellement et son rendement actuel, malgré une légère décote par rapport à sa valeur nette d’actif, est moitié moindre que celui de JEPQ et QYLD.

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