Publié le 7 février 2026. La NASA affine les préparatifs de la mission Artémis II, un vol historique qui renverra des astronautes autour de la Lune pour la première fois depuis plus de cinquante ans, malgré des retards et des inquiétudes concernant la sécurité du bouclier thermique.
- La NASA vise une fenêtre de lancement entre le 6 et le 9 mars, ou le 11 mars 2026.
- Des retards ont été causés par des fuites d’hydrogène lors des tests de la fusée Space Launch System (SLS) et des problèmes avec la capsule Orion.
- Un débat persiste sur la sécurité du bouclier thermique d’Orion, suite à des dommages observés lors de la mission Artémis I.
Quatre astronautes – Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen – composeront l’équipage d’Artémis II. Ils s’envoleront à bord de la capsule Orion, propulsée par la puissante fusée SLS. Cette mission marquera une étape cruciale dans le programme Artémis, qui vise à établir une présence humaine durable sur la Lune.
La capsule Orion a été spécialement conçue pour les voyages de longue durée dans l’espace lointain. Elle transportera l’équipage autour de la Lune et assurera son retour en toute sécurité sur Terre. Le lancement, initialement prévu plus tôt, a été reporté en raison de problèmes techniques rencontrés lors de la répétition générale, notamment une fuite d’hydrogène détectée sur la fusée SLS et des anomalies sur une valve de la capsule Orion, qui a depuis été remplacée.
Si la fenêtre de lancement de mars n’est pas atteinte, la NASA a identifié une option de secours début avril. L’agence spatiale américaine a mis à jour ses documents internes pour refléter ces nouvelles dates cibles.
Cependant, la mission est également marquée par des préoccupations concernant le bouclier thermique d’Orion. Lors de la mission Artémis I, qui s’est déroulée sans équipage en 2022, le bouclier thermique Avcoat a subi des dommages inattendus, avec des fragments qui se sont détachés et ont laissé des marques de brûlure.
Certains experts, comme Charles Camarda, ont exprimé leur inquiétude quant à la décision de la NASA de ne pas effectuer de tests supplémentaires sans équipage avec la même conception de bouclier thermique. Ils craignent que les risques ne soient sous-estimés. La NASA a répondu en expliquant qu’elle avait modifié la trajectoire de rentrée atmosphérique pour réduire la pression exercée sur le bouclier.
« Du point de vue des risques, nous sommes très confiants. »
Haut responsable de la NASA
Ce responsable a souligné que la sécurité de l’équipage reste la priorité absolue, tout en reconnaissant que l’incertitude inhérente aux vols spatiaux persiste. La NASA continue de surveiller attentivement la situation et de prendre les mesures nécessaires pour garantir le succès de la mission Artémis II.
Source: Scientificamerican.com