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« C’est potentiellement dangereux » : Delsa Solórzano met en garde contre les limites et les risques du projet d’amnistie

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Publié le 6 février 2026 23:58:00. La chef de l’opposition vénézuélienne, Delsa Solórzano, a exprimé de vives inquiétudes quant au projet de loi d’amnistie actuellement examiné par l’Assemblée nationale, estimant qu’il présente des lacunes majeures susceptibles de compromettre les objectifs de justice et de réconciliation dans le pays.

  • Le projet de loi d’amnistie, adopté lors d’un premier débat, se limite à dix événements spécifiques liés à des actes de violence politique.
  • Delsa Solórzano critique l’exclusion de certains groupes de bénéficiaires et l’absence d’abrogation des lois répressives en vigueur.
  • L’application de l’amnistie ne sera pas automatique et restera soumise à une validation judiciaire, laissant une marge de discrétion au système actuel.

Delsa Solórzano a mis en garde contre un texte qu’elle juge « très incomplet et potentiellement dangereux ». Dans une déclaration, elle a souligné que le projet de loi, composé de 13 articles, restreint considérablement son champ d’application aux événements qualifiés de violence politique, notamment le coup d’État de 2002, la grève civique et pétrolière de 2002-2003, les troubles de février-mars 2004, les manifestations de mars à août 2017 et les événements liés aux élections présidentielles de 2024 (article 6).

L’opposante a également dénoncé l’exclusion de certaines catégories de personnes de l’amnistie, notamment celles condamnées en vertu de la loi Simón Bolívar et de la loi contre la haine, ainsi que celles relevant de la juridiction militaire. Elle a insisté sur la nécessité d’abroger ces instruments répressifs pour éviter de nouvelles arrestations, même après une éventuelle application de l’amnistie.

« Il faut prévenir qu’il s’agit d’un texte très incomplet et potentiellement dangereux. »

Delsa Solórzano, chef de l’opposition

Solórzano a également exprimé son inquiétude quant à l’absence de garanties pour le retour en toute sécurité des exilés, au maintien des exclusions politiques et au manque de mécanismes de réparation pour les victimes. Elle a critiqué le processus d’accès à l’amnistie, qui ne sera pas automatique mais dépendra d’une demande formelle et d’une vérification judiciaire, laissant ainsi une large discrétion au système judiciaire actuel.

Pour Delsa Solórzano, le projet de loi est donc « insuffisant pour progresser vers une solution globale garantissant la justice, la réconciliation et le plein rétablissement de l’État de droit et de la liberté pour les prisonniers politiques, avec une garantie de non-répétition ». Elle a réclamé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, ainsi que le « rétablissement complet et immédiat de l’ordre constitutionnel, conditions indispensables à tout processus sérieux de justice et de transition démocratique ».


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