Home Accueil Chambre des Députés approuve la réduction de l’âge de la responsabilité pénale à 14 ans en Argentine | International

Chambre des Députés approuve la réduction de l’âge de la responsabilité pénale à 14 ans en Argentine | International

0 comments 26 views

Publié le 13 février 2026 à 01h30. La Chambre des députés argentine a adopté un nouveau code pénal pour mineurs, abaissant l’âge de la responsabilité pénale à 14 ans, une mesure phare du gouvernement du président Javier Milei visant à lutter contre la délinquance juvénile.

  • Le projet de loi, adopté par 149 voix contre 100, prévoit un système de traitement des crimes commis par les adolescents.
  • L’âge de la responsabilité pénale passe de 16 à 14 ans, après une modification initiale qui proposait 13 ans.
  • Les peines privatives de liberté ne pourront excéder 15 ans et pourront être exécutées à domicile, dans un établissement spécialisé ou dans une section distincte d’un établissement correctionnel.

L’initiative, portée par le gouvernement de Javier Milei, marque une étape importante dans sa politique de fermeté face à la criminalité. Manuel Adorni, chef de cabinet des ministres et bras droit du président, s’est félicité de ce vote sur le réseau social X, y voyant « un pas de plus vers la fin de la porte tournante : criminalité des adultes, punition des adultes ».

« Un pas de plus vers la fin de la porte tournante : criminalité des adultes, punition des adultes. »

Manuel Adorni, chef de cabinet des ministres

La députée Laura Rodriguez Machado, présidente de la Commission de législation pénale, a défendu le projet de loi en soulignant qu’elle avait consulté plus de trente spécialistes, notamment des neurologues, des médecins spécialisés en santé mentale et des experts du développement cognitif. Selon ces experts, un adolescent de 12, 13 ou 14 ans possède généralement la capacité de comprendre qu’un acte est illégal et contraire à la loi, et dispose donc du « discernement et de la volonté » nécessaires pour être tenu responsable de ses actes.

L’adoption de ce texte a suscité des réactions contrastées au sein de l’Assemblée. Myriam Bregman, députée du Front de gauche, a dénoncé une criminalisation qui, selon elle, touchera principalement les secteurs populaires et les enfants issus de milieux défavorisés, visant à instaurer « des poursuites pénales contre les enfants ».

L’Union civique radicale (UCR, centre-droit) a quant à elle soutenu la réforme, estimant qu’elle permettrait de « garantir la justice aux victimes et de promouvoir la responsabilité des adolescents dans leurs actes ».

Si le Sénat donne son accord, cette initiative constituera une nouvelle victoire législative pour le gouvernement Milei, qui a renforcé sa position au Congrès après les élections législatives d’octobre. Le gouvernement a d’ailleurs réussi à faire adopter hier une réforme du travail controversée au Sénat.

Le projet de loi prévoit que les peines privatives de liberté ne pourront excéder 15 ans et qu’elles pourront être exécutées à domicile, dans un établissement pour mineurs ou dans une section distincte d’un établissement correctionnel.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.