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Comment améliorer la qualité de l’air dans votre maison ? Les experts donnent des conseils

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Publié le 2024-02-29 10:00:00. La qualité de l’air intérieur, souvent négligée, peut être bien plus polluée que l’air extérieur, avec des conséquences potentiellement graves pour la santé, notamment respiratoires. Des experts expliquent comment réduire les risques chez soi.

  • La pollution de l’air intérieur peut être deux à cinq fois plus élevée que celle de l’extérieur.
  • Les particules fines (PM2,5) issues de la combustion (gaz, bois, bougies) sont particulièrement dangereuses pour la santé.
  • Une ventilation adéquate et l’évitement de certains produits chimiques sont essentiels pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

Pendant les mois d’hiver, nos intérieurs se réchauffent, souvent au prix d’une qualité de l’air dégradée. L’utilisation de bougies, de cuisinières à gaz ou de poêles à bois, bien que réconfortante, libère des particules fines (PM2,5) et d’autres polluants qui peuvent pénétrer dans notre circulation sanguine et affecter notre santé respiratoire. Dans la capitale bosnienne de Sarajevo, la situation est particulièrement préoccupante : on estime que 3 300 décès prématurés y sont liés chaque année à la pollution de l’air due au chauffage au bois et à la combustion associée.

Pour mieux comprendre les risques et les solutions, nous avons interrogé Jonathan Levy, scientifique en santé environnementale à l’Université de Boston (États-Unis), et Gabriel Bekö, ingénieur en environnement à l’Université technique du Danemark.

Faut-il s’inquiéter de la qualité de l’air de notre maison ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la pollution de l’air intérieur peut être deux à cinq fois plus élevée que celle de l’extérieur. La plupart des produits chimiques présents dans nos habitations proviennent d’ailleurs de l’intérieur, notamment des produits de soins personnels, mais aussi de la combustion liée à la cuisson ou à l’utilisation de bougies.

Selon Jonathan Levy, il est crucial de prendre conscience de ces sources de pollution :

« Il est impossible de réduire la pollution de l’air à zéro, mais lorsque cela est possible, nous devons réduire l’exposition. Si quelque chose commence à fumer pendant la cuisson, ouvrez la fenêtre, même s’il fait froid. »

Jonathan Levy, scientifique en santé environnementale à l’Université de Boston

Gabriel Bekö souligne l’importance de plusieurs facteurs :

« Trois facteurs influencent la qualité de l’air : la quantité que vous brûlez et pendant combien de temps, la ventilation et la taille de la maison et de l’espace. Dans les grands espaces, les substances dangereuses présentes dans l’air peuvent être davantage diluées. »

Gabriel Bekö, ingénieur en environnement à l’Université technique du Danemark

Quels changements réalisables peut-on apporter chez soi ?

La ventilation est primordiale. Il est recommandé d’ouvrir ses fenêtres pendant cinq à dix minutes plusieurs fois par jour, même en hiver, pour renouveler l’air. Un purificateur d’air portable peut également contribuer à améliorer la qualité de l’air.

En matière de produits, il est conseillé de privilégier ceux qui sont explicitement exempts de produits chimiques tels que les phtalates ou le bisphénol A (BPA). L’attention doit également être portée aux perturbateurs endocriniens, présents notamment dans les produits parfumés. Gabriel Bekö explique :

« J’essaie d’éviter l’exposition aux produits chimiques. Je n’ai pas vraiment peur des particules qui se dégagent lors de la cuisson, mais j’allume bien sûr la hotte aspirante. Et j’ouvre la fenêtre de la salle de bain après chaque douche pour arrêter la croissance de moisissures. »

Gabriel Bekö, ingénieur en environnement à l’Université technique du Danemark

Même l’utilisation de bougies, bien que souvent associée à la détente, doit être envisagée avec prudence. Des études ont montré que des particules persistent dans l’air plusieurs heures après avoir soufflé la flamme. Il est donc conseillé d’aérer la pièce après avoir éteint une bougie.

En fin de compte, chaque mode de vie est différent. L’important est de trouver un équilibre entre ce que l’on doit faire et ce que l’on voudrait faire, et d’éliminer les sources de pollution les plus facilement évitables. Si l’utilisation d’encens dans un espace clos n’est pas indispensable, il est préférable de s’en abstenir. Sinon, il convient de le faire avec modération et de veiller à bien ventiler la pièce.

Le nettoyage régulier est également essentiel : dépoussiérage, lavage des sols, des surfaces, des murs et des fenêtres contribuent à éliminer les produits chimiques présents dans l’air. Enfin, il est important de ne pas négliger l’entretien régulier des filtres, des conduits et des systèmes de ventilation.

Pour en savoir plus sur la pollution de l’air intérieur, vous pouvez consulter le guide de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) sur la qualité de l’air intérieur.

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