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comment cela affecte la mémoire et le cerveau

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L’hypertension silencieuse, une menace insoupçonnée pour la mémoire

Une nouvelle étude révèle que les fluctuations rapides de la pression artérielle, même en l’absence de diagnostic d’hypertension, pourraient endommager le cerveau et altérer les fonctions cognitives avec le temps. Cette découverte remet en question les approches traditionnelles du contrôle cardiovasculaire.

Les recherches menées par l’École de gérontologie USC Leonard Davis et publiées dans le Journal de la maladie d’Alzheimer mettent en lumière l’importance de la « variabilité dynamique de la pression artérielle ». Il ne s’agit plus seulement de maintenir des valeurs moyennes stables, mais de surveiller attentivement les variations rapides entre chaque battement cardiaque.

Des zones cérébrales clés affectées par l’instabilité artérielle

L’étude a examiné 105 seniors, exempts de maladies neurologiques connues, en utilisant des IRM et des moniteurs cardiaques pour suivre chaque battement pendant sept minutes. Les résultats sont préoccupants : les participants présentant une forte instabilité artérielle (mesurée par l’ARV – Average Real Variability) et une rigidité artérielle (ASI – Arterial Stiffness Index) ont montré une réduction significative du volume dans deux régions cérébrales cruciales pour la mémoire : l’hippocampe et le cortex entorhinal. Ces altérations semblaient prédominer dans l’hémisphère gauche. De plus, des analyses sanguines ont révélé une augmentation du marqueur NfL (neurofilament léger), un indicateur reconnu de lésion neuronale.

Pour mieux comprendre ces variations, les chercheurs ont combiné deux mesures essentielles :

  • ARV (Average Real Variability) : Quantifie la rapidité des variations de pression systolique entre les battements.
  • ASI (Arterial Stiffness Index) : Évalue la capacité des artères à s’adapter aux changements de pression.

« Même si les moyennes semblent correctes, des sauts soudains exercent une tension silencieuse sur le cerveau », explique le professeur Daniel Nation, principal auteur des travaux. Ce comportement vasculaire pourrait être précurseur de microlésions et accélérer les processus neurodégénératifs.

Vers une approche préventive axée sur la stabilité

Ces découvertes suggèrent qu’il est impératif non seulement de réduire les pics hypertensifs, mais aussi de minimiser les oscillations abruptes de la pression artérielle. « Le cœur et le cerveau sont intimement liés », souligne le professeur adjoint Trevor Lohman. Maintenir une circulation sanguine stable pourrait ainsi jouer un rôle protecteur pour les capacités cognitives au fil du vieillissement. Ces données invitent à réévaluer les critères d’évaluation cardiovasculaire classiques afin de mieux anticiper les risques de maladies comme Alzheimer.

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