Le cancer de l’ovaire, cinquième cause de décès par cancer chez les femmes, est au cœur d’une nouvelle initiative internationale. The Lancet a créé une commission spécialisée pour lutter contre ce fléau, souvent diagnostiqué trop tardivement et trop peu médiatisé.
Selon les données disponibles, environ 75 % des cas de cancer de l’ovaire sont détectés à un stade avancé (stades 3 et 4), ce qui compromet considérablement les chances de guérison et limite l’efficacité des traitements. Cette situation est due à une propagation précoce de la tumeur dans la cavité péritonéale et à l’absence de symptômes spécifiques ou de méthodes de dépistage fiables.
Cette commission, lancée le 8 janvier 2026, vise à corriger un déséquilibre flagrant : le cancer du sein bénéficie d’une large couverture médiatique, tandis que le cancer de l’ovaire reste largement ignoré, alors qu’il représente un enjeu de santé publique majeur. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux soins et d’améliorer la prise en charge des patientes.
The Lancet s’est déjà illustré par son engagement dans des questions de santé publique, notamment en sensibilisant aux effets du réchauffement climatique sur la santé mondiale à travers ses rapports annuels.