Publié le 12 février 2026. Des avancées récentes dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer, notamment le développement de nouvelles thérapies ciblant les plaques amyloïdes, offrent un espoir croissant, tandis que la science brésilienne joue un rôle de plus en plus important dans la compréhension et la lutte contre cette maladie neurodégénérative.
- De nouveaux médicaments, comme le Donanemab et le Lécanémab, ont démontré une efficacité dans la réduction des plaques amyloïdes et le ralentissement de la progression de la maladie.
- La recherche brésilienne met en lumière l’importance de l’activité physique dans la protection du cerveau contre les processus neurodégénératifs.
- Un plan national de soins et de recherche sur la démence a été approuvé au Brésil en 2024, témoignant d’un engagement croissant envers la lutte contre la maladie d’Alzheimer.
La maladie d’Alzheimer, caractérisée par l’accumulation de protéines bêta-amyloïdes et tau dans le cerveau, perturbe la communication entre les neurones et entraîne une détérioration cognitive progressive. Ce processus peut débuter des années, voire des décennies, avant l’apparition des premiers symptômes.
L’histoire de la maladie d’Alzheimer remonte à 1906, lorsque le psychiatre allemand Alois Alzheimer, formé par des scientifiques de renom tels que Franz Nissl et Emil Kraepelin, a étudié le cas d’Auguste Deter, une patiente présentant des troubles de la mémoire et du comportement. L’analyse post-mortem de son cerveau a révélé des zones atrophiées et la présence de plaques séniles (amyloïdes) et d’enchevêtrements neurofibrillaires, des caractéristiques fondamentales de la maladie.
Plus d’un siècle après cette première description, la science a considérablement progressé dans la compréhension des mécanismes de la maladie d’Alzheimer. Les facteurs de risque, les changements cérébraux et les méthodes de diagnostic se sont affinés. Cette connaissance a conduit au développement de thérapies ciblant les plaques amyloïdes, notamment les immunothérapies anti-amyloïdes.
En 2021, l’agence américaine Food and Drug Administration (FDA) a approuvé l’Aducanumab, le premier nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer depuis 2003. Bien qu’il réduise les plaques amyloïdes, son efficacité clinique pour soulager les symptômes a été remise en question. Cependant, ce fut un point de départ pour une nouvelle génération de médicaments anti-amyloïdes plus performants.
Quelques années plus tard, le Donanemab et le Lécanémab ont démontré leur efficacité dans la réduction des plaques amyloïdes et d’autres marqueurs de la maladie, tout en agissant sur sa progression. Ces médicaments, approuvés par la FDA et par Anvisa au Brésil en 2025, représentent une avancée significative, bien que leur effet reste modeste (une réduction de 30 à 35 % de la progression sur 18 mois aux premiers stades de la maladie).
Parallèlement à ces avancées thérapeutiques, la recherche brésilienne contribue à une meilleure compréhension de la maladie d’Alzheimer. Des études menées à l’UFRJ ont démontré que l’exercice physique, grâce à l’hormone irisine produite par les muscles, renforce la communication entre les neurones et protège le cerveau contre les processus neurodégénératifs. Le mode de vie sédentaire est ainsi identifié comme un facteur de risque modifiable.
Il est crucial de souligner que la plupart des informations sur la maladie d’Alzheimer proviennent de recherches menées dans des pays comme les États-Unis, la Suède et le Royaume-Uni. Les chercheurs brésiliens s’efforcent donc de mieux connaître la population locale, en identifiant les facteurs de risque spécifiques et en validant des biomarqueurs sanguins adaptés à la diversité génétique et culturelle du Brésil.
L’approbation en 2024 d’un plan national de soins et de recherche sur la démence témoigne de l’engagement du gouvernement brésilien envers la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Cette initiative, combinée aux avancées scientifiques et aux efforts de la communauté médicale, ouvre des perspectives prometteuses pour améliorer le traitement et la qualité de vie des patients atteints de cette maladie.
Bien que le remède ne soit pas encore à portée de main, les progrès réalisés ces dernières années, tant au niveau mondial qu’au Brésil, offrent un espoir réel et justifient un optimisme prudent.