Publié le 25 février 2026 22:37:00. De nouvelles approches thérapeutiques, l’ablation par champ pulsé et l’occlusion de l’appendice auriculaire gauche, transforment la prise en charge de la fibrillation auriculaire, une arythmie cardiaque fréquente, au LLUMC-Murrieta.
La fibrillation auriculaire (FA), trouble du rythme cardiaque le plus répandu, affecte environ 5 millions d’Américains, selon l’American Heart Association. Cette condition se manifeste par un rythme cardiaque irrégulier ou rapide, pouvant entraîner fatigue, essoufflement et une diminution de la tolérance à l’effort.
Deux techniques de pointe, l’ablation par champ pulsé (PFA) et la procédure combinée d’ablation et d’occlusion de l’appendice auriculaire gauche (LAAO), révolutionnent la manière dont les cardiologues en électrophysiologie, tels que Ganiyu Oshodi et Bradley Messenger, traitent les patients atteints de FA au LLUMC-Murrieta.
Qu’est-ce que l’ablation par champ pulsé ?
L’ablation par champ pulsé est une méthode récente pour traiter la fibrillation auriculaire. Elle utilise de brèves impulsions électriques pour cibler les petites zones de tissu cardiaque responsables des rythmes anormaux. Lors de la procédure, de fins cathéters sont acheminés par une veine de la jambe jusqu’au cœur, où ces impulsions contribuent à réduire ou à prévenir de futurs épisodes de FA.
« L’ablation par champ pulsé nous permet de traiter la fibrillation auriculaire avec une plus grande efficacité et moins de risques »,
Bradley Messenger, médecin
Selon le Dr Messenger, qui a réalisé la première procédure PFA au LLUMC-Murrieta, faisant de cet hôpital le premier de la vallée à proposer cette technique, cette approche permet de protéger les tissus environnants tout en traitant efficacement les symptômes de la FA. Le PFA réduit considérablement les effets thermiques sur les tissus, contrairement aux méthodes traditionnelles qui peuvent parfois affecter des structures voisines comme l’œsophage ou le nerf phrénique, impliqué dans la respiration.
Les résultats sont encourageants : environ 75 % des patients atteints de fibrillation auriculaire intermittente (paroxystique) présentent une absence significative d’épisodes de FA un an après une seule procédure.
À qui s’adresse l’ablation par champ pulsé ?
La PFA peut être envisagée pour la plupart des patients souffrant de fibrillation auriculaire symptomatique, y compris ceux atteints de formes intermittentes ou même plus persistantes, selon le Dr Messenger. Elle offre une efficacité comparable à l’ablation traditionnelle, mais avec un profil de sécurité amélioré, protégeant mieux les structures cardiaques environnantes.
Bien qu’il n’existe pas de remède définitif à la fibrillation auriculaire, les ablations par cathéter, comme la PFA, demeurent le traitement le plus efficace pour réduire les manifestations de cette arythmie chez les patients correctement sélectionnés. En cas de succès, les patients peuvent ressentir une diminution des palpitations, une amélioration de leur énergie, une meilleure tolérance à l’exercice et une plus grande confiance dans leurs activités quotidiennes.
Qu’est-ce que l’ablation concomitante + LAAO ?
Le traitement combiné vise à résoudre deux problèmes majeurs liés à la fibrillation auriculaire : le rythme irrégulier et le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).
La procédure se déroule en deux étapes : d’abord, les médecins réalisent une ablation pour éliminer les signaux électriques anormaux à l’origine de l’arythmie. Ensuite, un dispositif WATCHMAN est implanté dans le cœur pour fermer l’appendice auriculaire gauche, zone où se forment la plupart des caillots sanguins associés à la FA.
« Ces caillots sont une cause majeure d’AVC chez les patients atteints de fibrillation auriculaire »,
Ganiyu Oshodi, médecin
En fermant cette zone, les médecins peuvent réduire considérablement le risque d’AVC.
À qui s’adresse le traitement concomitant ?
Selon le Dr Oshodi, cette approche est destinée aux patients soigneusement sélectionnés qui ne peuvent pas continuer à prendre des anticoagulants à long terme en toute sécurité, en raison d’un risque de saignement, d’antécédents hémorragiques, d’un risque de chute ou d’effets secondaires liés aux médicaments.
« Toutes les personnes atteintes de fibrillation auriculaire n’ont pas besoin de ce traitement combiné, mais il peut offrir des avantages significatifs aux patients concernés », a précisé le Dr Oshodi. Pour les patients appropriés, ce traitement peut améliorer leur qualité de vie et réduire les risques associés à la FA.
Désormais, les patients du LLUMC – Murrieta ont accès à ces traitements avancés et complets de la fibrillation auriculaire près de chez eux. Pour en savoir plus sur la fibrillation auriculaire ou pour déterminer si vous pourriez être un candidat à ces traitements, cliquez ici.