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« Le Brexit n’était pas un rejet des élites »

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Le Brexit, un terme à peine utilisé avant 2016, a radicalement transformé le paysage politique britannique et divisé profondément le pays. Un référendum initialement perçu comme un moyen de résoudre les divisions internes au Parti conservateur a déclenché une décennie de bouleversements et de débats passionnés.

Jusqu’au 23 juin 2016, la question de l’adhésion du Royaume-Uni à l’Union européenne était principalement débattue au sein des cercles politiques, en raison des tensions au sein du Parti conservateur. Le référendum a soudainement concentré l’attention nationale, fracturant l’opinion publique en deux camps distincts, comme l’expliquent James Tilley et Sarah Hobolt, experts reconnus du Brexit, dans leur ouvrage Politique tribale : comment le Brexit a divisé la Grande-Bretagne. Ils soulignent que le Brexit a divisé les familles et redéfini l’électorat d’une manière imprévisible.

Le mot « Brexit » était rare avant le vote de 2016. Cependant, en 2018 et 2019, il est apparu en moyenne toutes les cinq minutes lors des débats parlementaires à la Chambre des communes, témoignant de son omniprésence dans le discours politique.

Le référendum, son déroulement et les longues négociations qui ont suivi concernant les modalités de la rupture avec l’UE ont eu des conséquences majeures. Les résultats du vote du 23 juin 2016 ont révélé que 51,89 % des votants avaient choisi de quitter l’UE (17 410 742 voix), tandis que 48,11 % souhaitaient rester (16 141 241 voix). Le taux de participation s’élevait à 72,21 % sur un corps électoral de 46,5 millions d’électeurs.

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