Publié le 21 février 2026 15h18. L’introduction du ski-alpinisme aux Jeux olympiques de Milan-Cortina suscite l’interrogation, ravivant les souvenirs des compétitions les plus insolites de l’histoire olympique, tandis que le CIO explore de nouvelles disciplines pour maintenir la pertinence des Jeux d’hiver.
- Le ski-alpinisme, une discipline exigeante combinant ascension à pied et descente à ski, fera ses débuts aux Jeux olympiques de 2026.
- Le Comité International Olympique (CIO) envisage d’autres sports atypiques, comme le cyclocross, le télémark ou l’escalade sur glace, pour les éditions futures.
- Cette quête de nouveauté s’explique par la nécessité de s’adapter aux défis environnementaux et de maintenir l’attrait des Jeux d’hiver.
Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 pourraient bien réserver quelques surprises aux spectateurs. Parmi les nouvelles disciplines au programme, le ski-alpinisme attire particulièrement l’attention, voire suscite l’incompréhension. Cette discipline, qui consiste à gravir des pentes à skis de randonnée avant de les descendre, rappelle aux observateurs les compétitions les plus originales de l’histoire des Jeux, comme le tir à la corde ou la natation sur une longueur donnée, autrefois inscrites au programme olympique.
Si l’exploit physique des athlètes est indéniable, certains s’interrogent sur la pertinence de cette inclusion. Le président du Comité Olympique tchèque, Jiří Kejval, a d’ailleurs exprimé ses réserves à Seznam Správy :
« C’est un peu tiré par les cheveux pour moi. Nota bene, les sports d’hiver se définissent : soit sur neige, soit sur glace. Pour les prochains Jeux olympiques d’hiver dans les Alpes françaises, on décide s’il y aura du cyclocross ou du cross-country. Les coureurs africains en particulier seraient probablement assez surpris s’ils devaient concourir dans un demi-mètre de neige. »
Cette recherche de nouveauté ne se limite pas au ski-alpinisme. Le CIO explore activement d’autres disciplines, parfois encore plus surprenantes, comme le cyclocross (une forme de cyclisme sur terrain varié), le télémark (une technique de ski particulière) ou l’escalade sur glace. Ces sports pourraient faire leur apparition aux Jeux olympiques d’hiver de 2030 à Nice, en France.
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs. Les Jeux olympiques d’hiver sont confrontés à des défis croissants, notamment le réchauffement climatique, qui menace la tenue des compétitions dans certaines régions. Le CIO cherche donc à diversifier le programme pour garantir la viabilité des Jeux et attirer un public plus large. L’objectif est également de s’adapter à l’évolution des pratiques sportives et de répondre aux attentes des nouvelles générations.
Selon Jiří Kejval, les Jeux d’été sont déjà saturés en termes de disciplines, ce qui pourrait ouvrir la voie à l’intégration de sports en salle, comme le basketball, le volleyball ou le handball, aux Jeux d’hiver. Il souligne également l’importance de l’universalité des retransmissions et de l’expérience globale des fans.
L’histoire des Jeux olympiques est jalonnée de disciplines aujourd’hui disparues, comme le tir aux pigeons en direct (1900), la natation sur une longueur donnée (1904) ou les concours d’art (1912-1948). Le ski-alpinisme devra donc faire ses preuves pour s’inscrire durablement au programme olympique. Si cette discipline parvient à captiver le public, elle pourra continuer à exister. Sinon, d’autres sports, comme l’ice cross (une course de patinage de vitesse sur glace), pourraient avoir leur chance.

Photo : Profimedia.cz
Un instant de la course olympique des skieurs alpinistes.
En attendant, les skieurs-alpinistes, les grimpeurs sur glace et les adeptes de l’ice cross peuvent se réjouir de participer à ces Jeux, même si leur discipline rappelle parfois les célèbres « Jeux sans frontières ». L’avenir des sports olympiques est en constante évolution, et il est possible que les compétitions d’avatars en intelligence artificielle ne soient pas loin de faire leur apparition.