Home Santé Contrainte de subir une greffe de rein après avoir arrêté ses médicaments pour passer à un traitement homéopathique : un médecin condamné

Contrainte de subir une greffe de rein après avoir arrêté ses médicaments pour passer à un traitement homéopathique : un médecin condamné

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Publié le 24 février 2026 13h31. Un homéopathe florentin a été condamné à verser 264 000 euros de dommages et intérêts à une patiente atteinte de lupus érythémateux systémique, après qu’elle ait interrompu son traitement médical sur ses conseils, entraînant une insuffisance rénale et nécessitant une greffe.

  • Une femme atteinte de lupus a interrompu son traitement médical conventionnel suite aux recommandations d’un homéopathe.
  • Son état s’est gravement détérioré, la conduisant à une dialyse puis à une greffe de rein.
  • Le tribunal de Florence a condamné l’homéopathe à indemniser la patiente pour les préjudices subis.

L’affaire remonte à 2015, lorsque la patiente, souffrant de lupus érythémateux systémique affectant ses reins, était suivie par les hôpitaux de Rome et de Pise et recevait des traitements immunosuppresseurs. En mars 2016, elle a consulté un homéopathe florentin recommandé par son physiothérapeute. Lors de leur première rencontre, l’homéopathe lui aurait garanti une guérison grâce à sa méthode, à condition qu’elle suspende tous ses traitements médicamenteux en cours.

Selon le tribunal, la patiente a progressivement réduit puis arrêté complètement ses médicaments à partir de mai 2016. Les thérapies homéopathiques n’ont eu aucun effet bénéfique et son état de santé s’est aggravé. En février 2017, elle a dû reprendre un traitement pharmacologique de soutien à l’hôpital de Pise, mais son état a continué de se détériorer, nécessitant une hémodialyse à partir de 2018 et finalement une greffe de rein en janvier 2019, grâce au don de son frère.

L’homéopathe s’est défendu en affirmant que c’était la patiente qui avait souhaité arrêter son traitement médicamenteux de sa propre initiative. Cependant, le juge Massimiliano Sturiale du Tribunal Civil de Florence a rejeté cet argument, soulignant le lien de causalité entre l’arrêt du traitement pharmacologique et la progression de la maladie, aboutissant à la greffe de rein. Une expertise médico-légale a quantifié le préjudice subi par la patiente, justifiant le montant de l’indemnisation.

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