Publié le 24 octobre 2025 04:01:00. Les autorités des transports de Washington D.C. freinent face aux demandes d’entreprises technologiques souhaitant déployer des robots autonomes pour livrer des repas sur les trottoirs, invoquant des préoccupations sécuritaires qui retardent l’élaboration d’une réglementation adéquate.
- Le Département des Transports de Washington (DDOT) demande plus de temps pour établir des règles encadrant la circulation des robots de livraison autonomes.
- Des entreprises de robotique ont plaidé mercredi dernier devant la commission des transports pour une adoption plus rapide des réglementations permettant le déploiement de ces dispositifs.
- Des élus locaux, tels que Charles Allen, président de la commission, expriment leur impatience face à la lenteur du processus, craignant que cela n’entrave les innovations futures.
Lors d’une audience de la commission des transports et de l’environnement, des représentants de deux sociétés spécialisées dans la robotique ont pressé le DDOT d’autoriser les robots de livraison à zéro émission à naviguer sur les trottoirs de la capitale pour acheminer les commandes de nourriture. Ces petites unités autonomes sont censées offrir une solution de livraison écologique et efficace.
Cependant, Sharon Kershbaum, directrice du DDOT, a souligné la nécessité de disposer de davantage de temps pour élaborer un cadre réglementaire adapté à cette technologie émergente. « Nous ne perdons pas de temps, et nous comprenons la volonté d’avancer rapidement. Mais il n’existe actuellement aucune réglementation spécifique aux trottoirs. C’est un véritable nouveau territoire », a-t-elle déclaré.
Tout en reconnaissant les bénéfices potentiels de ces robots, Mme Kershbaum a insisté sur l’importance de garantir la sécurité des piétons, en particulier celle des personnes à mobilité réduite ou malvoyantes. « Nous sommes conscients des avantages de ces appareils. Notre priorité est de nous assurer que nos trottoirs restent sécuritaires, notamment pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer ou une déficience visuelle », a-t-elle ajouté.
De son côté, le président de la commission, Charles Allen, a exprimé son désir de voir le DDOT accélérer le processus législatif. « Je trouve que nous avançons beaucoup trop lentement sur ce dossier. Je souhaite que cela soit expérimenté, testé. Mettre en pratique une idée comme celle-ci est essentiel », a affirmé M. Allen. « Si nous tardons à proposer des réglementations et à mener des projets pilotes, nous limitons notre capacité d’apprentissage. »
Un porte-parole de Coco Robotics a manifesté la disposition de son entreprise à participer à un programme d’essai limité. « Nous serions ouverts à une démarche très modeste, juste pour observer concrètement le fonctionnement », a proposé le représentant.
Le DDOT n’a pas encore fixé de calendrier pour la mise en place des réglementations requises. Charles Allen a par ailleurs indiqué que des versions plus petites de dispositifs de livraison automatisés étaient actuellement testées aux abords des universités Howard et Georgetown, mais a jugé cette technologie quelque peu dépassée au regard des avancées actuelles.