Home Économie De plus en plus d’entreprises insistent sur quatre ou cinq jours de mandat, selon une étude d’Ibec – The Irish Times

De plus en plus d’entreprises insistent sur quatre ou cinq jours de mandat, selon une étude d’Ibec – The Irish Times

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Publié le 2025-10-22 07:00:00. La loi sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, introduite l’année dernière, semble avoir eu un impact limité sur le télétravail. Un récent rapport d’Ibec révèle une tendance croissante vers le retour au bureau pour une majorité d’entreprises.

  • Moins d’un an après l’entrée en vigueur de la législation visant à favoriser l’équilibre vie pro/vie perso, son influence sur le travail à distance s’avère marginale.
  • Les entreprises enregistrent une augmentation des exigences de présence au bureau et une diminution des difficultés de recrutement pour les postes sur site.
  • Les préoccupations immédiates des employeurs se concentrent désormais sur d’autres enjeux tels que l’inscription automatique aux retraites et la transparence salariale.

Selon la dernière étude d’Ibec sur les tendances du monde du travail, basée sur un sondage auprès de près de 400 employeurs membres, la loi sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, adoptée l’année dernière, n’a eu qu’une influence négligeable sur la proportion de salariés travaillant à distance. Le rapport met en lumière un recul des inquiétudes concernant le recrutement pour des postes sédentaires, tandis que les exigences de présence au bureau pour le personnel déjà en poste tendent à s’accroître.

Si le pourcentage d’entreprises appliquant le modèle hybride le plus répandu – trois jours par semaine au bureau – est resté stable à 31 %, celles exigeant une présence à temps plein sont passées de 26 % à 30 %. Parallèlement, on observe une baisse du nombre d’employeurs proposant deux jours de présence sur site hebdomadaire (de 22 % à 18 %) et une légère diminution pour les systèmes entièrement à distance (de 14 % à 13 %). Cependant, une tendance inverse se dessine avec une augmentation significative des entreprises imposant une présence minimale de quatre jours au bureau, passant de 1 % à 9 %.

Malgré cette tendance à la hausse, une majorité d’entreprises (63 %) ne prévoient pas d’accroître ces exigences en 2026. Néanmoins, 37 % des organisations envisagent des ajustements pour au moins certains de leurs postes. En matière de recrutement, moins de la moitié des entreprises rapportent des difficultés accrues pour pourvoir des postes sur site, contre 52 % il y a un an. L’étude révèle également que plus de 70 % des entreprises n’ont constaté aucun changement dans le nombre de candidatures pour des postes à distance ou hybrides suite à la mise en place de la loi en mars 2024.

Maeve McElwee, directrice exécutive des relations avec les employeurs chez Ibec, commente les résultats :

« Les données de l’enquête soulignent l’impact stabilisateur des normes établies en milieu de travail, avec des modèles de présence au bureau mieux compris et adaptés aux besoins des employeurs et des employés. »

Maeve McElwee, directrice exécutive des relations avec les employeurs, Ibec

Elle ajoute :

« Lorsque l’on considère le nombre élevé d’entreprises qui n’envisagent pas de modifier leurs politiques de présence au bureau, ainsi que le nombre relativement faible d’employés demandant officiellement à travailler à domicile, cela suggère que la tension autour du travail à distance et hybride n’est pas aussi intense qu’on le pense souvent. »

Maeve McElwee, directrice exécutive des relations avec les employeurs, Ibec

L’allègement de la pression liée au travail hybride se reflète dans les priorités des entreprises. Seuls 14 % des employeurs citent les attentes des employés en matière de flexibilité comme leur préoccupation la plus urgente, et 41 % les placent dans leur top cinq. Des sujets tels que l’inscription automatique aux régimes de retraite, la mise en œuvre de la directive sur la transparence des rémunérations et le reporting sur l’écart salarial entre hommes et femmes constituent désormais des sujets de préoccupation plus immédiats.

L’augmentation moyenne des salaires dans les entreprises interrogées s’est établie à 3,6 % cette année, avec un taux de rotation du personnel de 8,3 %, selon l’étude. Concernant l’intelligence artificielle, plus de la moitié des employeurs disposent déjà de politiques en la matière ou sont en cours d’élaboration. Cependant, Ibec note que la mise en œuvre progresse lentement en raison d’une expertise interne limitée et de préoccupations fréquentes concernant la confidentialité et la sécurité des données.

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