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Des frappes israéliennes tuent huit membres du Hezbollah

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Publié le 22 février 2026 à 08h30. De nouvelles frappes israéliennes ont visé le Liban, tuant huit membres du Hezbollah et exacerbant les tensions dans la région, alors que le gouvernement libanais s’efforce de mettre en œuvre un plan de désarmement du groupe.

Au moins huit combattants du Hezbollah ont été tués dans une frappe israélienne survenue hier dans la région de la Bekaa, à l’est du Liban. Un responsable du Hezbollah, sous couvert d’anonymat, a précisé que les victimes participaient à une réunion. Un communiqué du groupe a fait état de la mort d’un « commandant ».

L’armée israélienne a affirmé avoir ciblé « plusieurs terroristes du dispositif de missiles du Hezbollah dans trois centres de commandement différents de la région de Baalbek ». Des images diffusées par l’AFP montrent des débris et un bâtiment lourdement endommagé près des localités de Riyak et d’Ali al-Nahri, où se tenait la réunion des combattants.

Ces frappes interviennent quelques heures après une autre attaque israélienne sur le plus grand camp de réfugiés palestiniens du sud du Liban, qui a fait deux morts, selon le ministère libanais de la Santé. L’armée israélienne a justifié cette action en affirmant avoir visé des membres du Hamas.

Le Hamas a condamné l’attaque, dénonçant des victimes « civiles » et précisant que le bâtiment ciblé « appartient à la force de sécurité conjointe chargée de maintenir la sécurité et la stabilité dans le camp ».

Le président libanais Joseph Aoun a qualifié ces attaques d' »acte d’agression flagrant visant à contrecarrer les efforts diplomatiques » déployés par les États-Unis et d’autres pays pour stabiliser la région. Washington est l’un des cinq membres du comité multinational supervisant le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah, un comité qui doit se réunir à nouveau la semaine prochaine.

Le député du Hezbollah, Rami Abu Hamdan, a déclaré que son groupe « n’acceptera pas que les autorités se contentent d’agir comme de simples analystes politiques, commentant ces frappes israéliennes qui précèdent systématiquement chaque réunion du comité ». Il a appelé Beyrouth à « suspendre les réunions du comité jusqu’à ce que l’ennemi cesse ses attaques ».

Le gouvernement libanais s’est engagé l’année dernière à désarmer le Hezbollah. L’armée a annoncé le mois dernier avoir achevé la première phase de ce plan, qui portait sur la zone proche de la frontière israélienne. Israël estime toutefois que les progrès réalisés par l’armée libanaise dans le désarmement du groupe militant sont insuffisants, accusant le Hezbollah de se réarmer.

Ces événements se déroulent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, le président américain Donald Trump ayant menacé d’une action militaire concernant le programme nucléaire iranien. L’Iran soutient plusieurs groupes armés dans la région, dont le Hezbollah et le Hamas.

Selon Al Jazeera, le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré que son groupe ne consentirait pas au désarmement au nord du Litani, sauf si Israël respecte les termes du cessez-le-feu de novembre 2024.

Le chef d’état-major des forces armées libanaises, Rodolphe Haykal, doit se rendre à Washington, DC, en février pour discuter de la situation. Un colloque international en faveur de l’armée libanaise se tiendra également à Paris en mars.

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