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Des rapports au Bangladesh confirment un cas de virus Nipah

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Un cas confirmé de virus Nipah a été détecté au Bangladesh, dans la division de Rajshahi, suscitant une vigilance accrue des autorités sanitaires. L’infection, survenue chez une femme de 40 à 50 ans, rappelle les risques liés à la consommation de sève de palmier dattier non traitée, principale voie de transmission du virus dans le pays.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notifiée le 3 février 2026 par les autorités bangladaises, la patiente a commencé à présenter des symptômes de fièvre et de troubles neurologiques le 21 janvier. Les tests, effectués les 29 janvier par réaction en chaîne par polymérase (PCR) et par test immuno-enzymatique, ont confirmé la présence du virus Nipah. La patiente, originaire du district de Naogaon, a initialement souffert de maux de tête, de crampes musculaires, d’une perte d’appétit, de faiblesse et de vomissements. Son état s’est rapidement détérioré, avec l’apparition d’une salivation excessive, d’une désorientation et de convulsions. Elle a perdu connaissance le 27 janvier et est décédée le lendemain, après avoir été admise dans un hôpital de référence.

Une équipe d’enquête spécialisée, intégrant des experts de différents domaines (approche « One Health »), a été déployée sur le terrain le 30 janvier pour identifier les contacts de la patiente et évaluer le risque de propagation. Au total, 35 personnes ont été identifiées comme contacts potentiels – membres de la famille, contacts communautaires et personnel hospitalier. Six d’entre elles, ayant développé des symptômes, ont été testées, mais les résultats se sont révélés négatifs. À ce stade, aucune nouvelle infection n’a été signalée et tous les contacts restent sous surveillance étroite.

Le Bangladesh connaît régulièrement de petites épidémies de virus Nipah, généralement entre décembre et avril, période correspondant à la récolte et à la consommation de la sève brute de palmier dattier. Le pays a signalé son premier cas en 2001 et enregistre des infections humaines presque chaque année. En 2025, quatre décès liés au virus Nipah ont été confirmés en laboratoire.

Le ministère de la Santé et du Bien-être familial bangladais a mis en œuvre des mesures de santé publique pour contenir la situation. L’OMS considère que le risque global pour la santé publique, au niveau national, régional et mondial, reste faible. Le risque de propagation internationale est également jugé limité.

Le virus Nipah est une maladie zoonotique, transmise aux humains par des animaux infectés, notamment les chauves-souris frugivores (renards volants du genre Pteropus), ou par la consommation d’aliments contaminés par leur salive, leur urine ou leurs excréments. La transmission interhumaine peut également se produire par contact étroit. La période d’incubation varie généralement de trois à 14 jours, mais peut atteindre 45 jours dans de rares cas. Le diagnostic repose sur des tests spécifiques effectués pendant la phase aiguë de la maladie et en phase de convalescence, notamment la RT-PCR sur des fluides corporels et la détection d’anticorps par ELISA. Les infections humaines peuvent être asymptomatiques ou se manifester par une maladie respiratoire aiguë et une encéphalite potentiellement mortelle. Les premiers symptômes incluent fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, vomissements et maux de gorge, suivis, dans les cas graves, par des étourdissements, une altération de la conscience, des signes neurologiques, une pneumonie, une détresse respiratoire aiguë, des convulsions et un coma rapide.

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