Publié le 25 février 2026. Des chercheurs australiens ont développé un test sanguin capable de détecter les cellules tumorales circulantes, permettant ainsi d’identifier les patients atteints d’un cancer de la tête et du cou présentant un risque accru de rechute après une intervention chirurgicale.
- Un simple test sanguin pourrait aider à prédire les rechutes de cancer de la tête et du cou après la chirurgie.
- La présence de cellules tumorales circulantes dans le sang postopératoire est corrélée à un risque plus élevé de récidive.
- Cette découverte pourrait conduire à une surveillance plus étroite des patients à haut risque et à des soins plus personnalisés.
Environ 5 500 Australiens reçoivent chaque année un diagnostic de cancer de la tête et du cou, qui affecte les tissus de la bouche, de la gorge et du larynx. Bien que de nombreux patients répondent favorablement aux traitements, une proportion significative subit une rechute, souvent sans signes avant-coureurs clairs. L’étude, publiée dans le European Journal of Surgical Oncology, souligne les limites des méthodes de suivi actuelles, basées principalement sur des analyses et des examens cliniques.
Selon Jonathan Clark, directeur de la recherche sur le cancer de la tête et du cou au Chris O’Brien Lifehouse, en collaboration avec le Centenary Institute, les soins de suivi actuels ne détectent pas toujours les premiers signes de rechute. Il explique :
« Nos résultats suggèrent que la détection des cellules tumorales circulantes pourrait fournir des informations supplémentaires pour aider à identifier les patients qui pourraient bénéficier d’une surveillance plus étroite après la chirurgie. »
Dannel Yeo, chef de laboratoire au Center for Cancer Innovations du Centenary Institute
Les cellules tumorales circulantes (CTC) sont des cellules cancéreuses qui se détachent de la tumeur primaire et se retrouvent dans la circulation sanguine. Leur présence indique une possible propagation du cancer et un risque accru de rechute. Dannel Yeo, auteur principal de l’étude, précise :
« Nos résultats s’ajoutent aux preuves croissantes selon lesquelles les biomarqueurs sanguins pourraient jouer un rôle important dans des soins plus personnalisés contre le cancer. »
Dannel Yeo, chef de laboratoire au Center for Cancer Innovations du Centenary Institute
Cette découverte renforce l’intérêt croissant pour l’utilisation de biomarqueurs sanguins afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer et d’adapter les traitements en fonction de leur profil de risque individuel.