Home Santé des scientifiques découvrent comment les chiens modifient l’air que nous respirons

des scientifiques découvrent comment les chiens modifient l’air que nous respirons

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Publié le 26 février 2026 10:32:00. Une étude de l’EPFL révèle que nos compagnons canins ont un impact significatif sur la qualité de l’air intérieur, en émettant des particules et des micro-organismes qui pourraient influencer notre santé.

  • Les chiens libèrent de véritables « nuages » de particules lorsqu’ils bougent, se grattent ou sont caressés.
  • Les grands chiens peuvent émettre entre deux et quatre fois plus de micro-organismes qu’un humain dans le même espace.
  • Si une plus grande diversité microbienne peut stimuler le système immunitaire, une attention particulière est recommandée pour les personnes immunodéprimées.

L’étude, menée par le Laboratoire de l’environnement bâti orienté sur l’humain (HOBEL) de l’EPFL, a quantifié les gaz, les particules et les micro-organismes émis par les chiens dans un environnement contrôlé. Les chercheurs ont constaté que chaque mouvement canin – grattage, secouement, ou simple caresse – provoque la libération de particules relativement grosses, telles que des poussières, des pollens, des débris végétaux et des microbes.

L’étude ne conclut pas nécessairement à une détérioration de la qualité de l’air, mais souligne que les chiens agissent comme des vecteurs biologiques, transportant des matières microscopiques de l’extérieur à l’intérieur et les redistribuant dans l’environnement domestique.

Selon Dusan Licina, professeur au HOBEL,

« Cette diversité microbienne accrue n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. »

Dusan Licina, professeur au Laboratoire de l’environnement bâti orienté sur l’humain (HOBEL)

Certaines études suggèrent qu’une exposition plus variée aux microbes pourrait influencer positivement le développement du système immunitaire, notamment chez les enfants.

Cependant, les personnes ayant un système immunitaire affaibli doivent faire preuve de prudence. Les chiens et les chats peuvent être porteurs de champignons et de micro-organismes sur leur peau et leur pelage, ce qui pourrait présenter un risque d’infections ou de mycoses pour les individus immunodéprimés. Le risque est faible pour les adultes en bonne santé.

L’étude a également mis en évidence des réactions chimiques secondaires. Par exemple, l’ozone réagit avec les substances huileuses de la peau humaine, comme le squalène, pour former des composés potentiellement irritants tels que les aldéhydes et les cétones.

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