Home Santé Des scientifiques du NIH développent un « jumeau numérique » des cellules oculaires pour comprendre et traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge

Des scientifiques du NIH développent un « jumeau numérique » des cellules oculaires pour comprendre et traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge

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Publié le 10 février 2026. Des chercheurs américains ont mis au point un jumeau numérique de cellules rétiniennes, une avancée prometteuse pour mieux comprendre les mécanismes de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et développer de nouveaux traitements contre cette principale cause de perte de vision.

  • Un modèle numérique haute résolution a été créé pour simuler le fonctionnement des cellules épithéliales pigmentaires rétiniennes (RPE).
  • L’intelligence artificielle (IA) a joué un rôle clé dans l’analyse et la modélisation de ces cellules.
  • Cette technologie pourrait être étendue à l’étude d’autres maladies affectant la polarité cellulaire.

Des scientifiques des National Institutes of Health (NIH) ont franchi une étape importante dans la recherche sur la cécité en développant une réplique numérique extrêmement détaillée des cellules RPE, essentielles au maintien de la vision. Ces cellules assurent le recyclage des composants des photorécepteurs, les cellules sensibles à la lumière, et leur bon fonctionnement est crucial pour une vision claire.

Dans des maladies comme la DMLA, qui touche plus de 50 ans, les cellules RPE se détériorent, entraînant la mort des photorécepteurs et, à terme, une perte de vision irréversible. Comprendre les mécanismes qui conduisent à cette dégradation est donc primordial pour trouver des solutions thérapeutiques efficaces.

Le jumeau numérique créé par les chercheurs permet d’étudier la polarité des cellules RPE, une caractéristique essentielle à leur fonctionnement. Ces cellules présentent deux faces distinctes : une face apicale, en contact avec les photorécepteurs, et une face basale, en contact avec l’apport sanguin. Cette organisation permet un échange efficace des nutriments et des déchets.

Pour construire ce modèle, les chercheurs ont utilisé des données 3D issues de 1,3 million de cellules RPE cultivées à partir de cellules souches pluripotentes induites (iPS) fournies par l’Allen Institute for Cell Science de Seattle. Ces données ont été obtenues grâce à un microscope confocal automatisé et analysées par un algorithme d’IA baptisé POLARIS (organisation de polarité avec une analyse basée sur l’apprentissage pour la segmentation d’images RPE). POLARIS est capable de reconnaître les différentes structures cellulaires et de quantifier leur taille, leur forme et leur position dans l’espace.

L’étude a révélé que les cellules RPE saines suivent un processus de polarisation prévisible. L’atlas numérique ainsi créé offre aux chercheurs une référence précieuse pour étudier les altérations de la polarité cellulaire dans les maladies et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

« Cette approche du jumeau numérique représente un nouvel outil puissant pour le développement thérapeutique de la DMLA et pourrait être adaptée pour étudier d’autres maladies et affections oculaires et non oculaires affectant la polarité cellulaire »,

Kapil Bharti, directeur scientifique au National Eye Institute (NEI) du NIH

Selon Davide Ortolan, chercheur principal de l’étude, cette technologie permet d’accéder à des informations inédites sur les processus cellulaires.

« En combinant l’IA avec la modélisation mathématique, nous avons créé une fenêtre sur les processus cellulaires qui étaient auparavant cachés. Cette technologie ne nous aide pas seulement à comprendre ce qui se passe chez AMD, elle nous donne également une plateforme pour découvrir comment y remédier. »

Davide Ortolan, recherche NEI

Cette recherche a été financée par le programme de recherche intra-muros NIH/NEI. Pour en savoir plus sur les activités du NEI, consultez https://www.nei.nih.gov/.

Les National Institutes of Health (NIH), agence nationale de recherche médicale américaine, regroupent 27 instituts et centres et relèvent du ministère américain de la Santé et des Services sociaux. Les NIH mènent et soutiennent des recherches fondamentales, cliniques et translationnelles pour prévenir et traiter les maladies. Pour plus d’informations, consultez www.nih.gov.

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Référence

Ortolan D, Sathe P, Volkov A, Reichert D, Sebastian S, Meyhkis, Schaub NJ, Ljungquist B, Bose D, Ferrari J, Lin, Pegoraro G, Simon CG, Sharma R, Bajcsy P et Bharven C. Établissement de la polarité apical-basale. Publié le 6 février 2026 dans Nature Partner Journal-AI. https://doi.org/10.1038/s44387-026-00074-6

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