Publié le 2025-10-10 11:31:00. Une équipe internationale de chercheurs a développé une approche novatrice pour lutter contre la maladie d’Alzheimer, en s’attaquant cette fois-ci à la vascularisation du cerveau et non plus uniquement aux neurones. Cette méthode, basée sur l’utilisation de nanoparticules bioactives, a démontré une inversion des symptômes chez des modèles animaux.
- Des nanoparticules bioactives ont permis de restaurer la fonction de la barrière hémato-encéphalique chez des souris atteintes de la maladie d’Alzheimer.
- Cette approche a entraîné une réduction significative de la protéine bêta-amyloïde et une normalisation du comportement des animaux.
- Les scientifiques ouvrent ainsi une nouvelle piste thérapeutique axée sur la santé vasculaire du cerveau.
Une avancée majeure dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer a été réalisée par une collaboration scientifique internationale, coordonnée par l’Institut de bio-ingénierie de Catalogne (Ibec) et l’Hôpital de Chine occidentale de l’Université du Sichuan. Ces travaux, publiés dans la revue *Signal Transduction and Targeted Therapy*, mettent en lumière l’efficacité de nanoparticules bioactives pour inverser les effets de la maladie chez des modèles animaux. Contrairement aux approches traditionnelles ciblant directement les neurones, cette nouvelle stratégie se concentre sur la restauration de la barrière hémato-encéphalique (BHE), une structure vitale qui régule l’environnement cérébral.
Ces nanoparticules innovantes, qui ne servent pas de simples vecteurs médicamenteux mais sont elles-mêmes bioactives, agissent en corrigeant cette interface vasculaire critique. Les résultats obtenus sont notables : le système d’élimination des toxines du cerveau a été rétabli, la concentration de protéine bêta-amyloïde (Aβ) a diminué de 50 à 60 % en seulement une heure, et, plus impressionnant encore, le comportement des souris atteintes de la maladie a été ramené à des niveaux normaux en l’espace de six mois.
L’étude souligne l’importance capitale de la santé vasculaire pour le bon fonctionnement du cerveau. « Une fois que la vascularisation fonctionne à nouveau, elle commence à éliminer l’Aβ et d’autres molécules nocives, permettant ainsi à l’ensemble du système de retrouver son équilibre », explique le professeur Giuseppe Battaglia, à la tête de l’étude. Les chercheurs ont également observé une diminution des cellules souches mésenchymateuses dans les zones cérébrales affectées par la maladie d’Alzheimer. Ces cellules, normalement chargées de réguler la réponse immunitaire, perdent leur capacité à contrôler les lymphocytes T, ce qui contribue à endommager les mélanocytes et à altérer la fonction neuronale.
Cette découverte ouvre la voie à de futures interventions cliniques, offrant un nouvel espoir à plus de 150 millions de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer dans le monde. En démontrant la possibilité d’inverser la maladie sur des modèles animaux par la restauration de la barrière hémato-encéphalique, cette recherche marque un tournant vers une compréhension et un traitement plus holistiques de cette pathologie complexe.
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