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Des scientifiques testent la nanotechnologie intelligente pour un ciblage précis des tumeurs

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Publié le 13 février 2026. Des chercheurs de l’UC Davis expérimentent une nanotechnologie de pointe qui pourrait révolutionner le traitement du cancer en délivrant les médicaments directement aux tumeurs, tout en minimisant les effets secondaires sur les tissus sains.

Une équipe du Centre complet de lutte contre le cancer UC Davis a mis au point des nanoparticules transformables capables de cibler avec précision les cellules cancéreuses. Ces particules, d’une taille infime, se métamorphosent en réseaux de nanofibres une fois arrivées au niveau de la tumeur, s’y fixant solidement tout en étant rapidement éliminées des organes sains. Cette approche innovante, basée sur un système de ciblage intégré, ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre cette maladie.

Dirigée par le professeur distingué Kit S. Lam, cette recherche bénéficie d’un financement de 3,1 millions de dollars (USD) octroyé par les Instituts nationaux de la santé (NIH) via l’ Institut national du cancer. Ces subventions, de type R01, sont attribuées aux projets de recherche avancés présentant des données préliminaires solides.

« Cette subvention du NIH (NCI) nous permet d’accélérer le développement de cette approche totalement nouvelle du traitement du cancer. Au lieu d’inonder l’organisme de médicaments, nous pouvons désormais « stationner » ces nanoparticules sur les tumeurs et activer le traitement uniquement lorsque nous le souhaitons. »

Kit S. Lam, professeur distingué

Le processus repose sur une double étape. Dans un premier temps, les nanoparticules localisent la tumeur et se transforment en une structure moléculaire stable. Ensuite, les médecins peuvent administrer des agents thérapeutiques qui se fixent sur ce système de délivrance et agissent directement dans le microenvironnement tumoral. Cette deuxième étape permet d’utiliser une réaction chimique rapide et efficace, dite de « chimie clic », pour ajouter à la demande des médicaments, des toxines ou des molécules stimulant le système immunitaire.

Selon le professeur Lam, les nanoparticules peuvent rester dans les zones tumorales jusqu’à une semaine, tandis qu’elles disparaissent des organes sains, comme le foie et les poumons, en seulement deux jours. « Cet avantage unique nous permet d’utiliser cette présence prolongée dans les tumeurs pour introduire des traitements contre le cancer uniquement quand et où nous le souhaitons », explique-t-il.

Objectifs et perspectives

Le projet de recherche se concentre sur trois objectifs principaux : concevoir et optimiser des nanoparticules ciblant les récepteurs présents dans certains cancers, notamment le cancer du poumon non à petites cellules ; utiliser l’imagerie médicale avancée pour comprendre le comportement de ces nanoparticules dans l’organisme ; et évaluer la sécurité et l’efficacité de cette approche sur des modèles précliniques de cancer.

Si les résultats sont prometteurs, cette technologie pourrait transformer la manière dont les oncologues administrent les traitements, en réduisant les effets secondaires et en améliorant la précision. L’équipe de l’UC Davis espère ainsi créer une réponse immunitaire robuste et durable, permettant à l’organisme de combattre le cancer de manière autonome.

« Cette plateforme nous offre la flexibilité nécessaire pour proposer plusieurs traitements en séquence ou en combinaison, en fonction des besoins spécifiques de chaque patient », conclut le professeur Lam.

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