Deux patients américains ont retrouvé une vie sans dialyse grâce à des greffes de reins de cochons, une avancée prometteuse dans le domaine de la xénotransplantation. Une femme chinoise partage également cette expérience médicalement novatrice.
Depuis plusieurs mois, deux individus aux États-Unis ont bénéficié d’une procédure chirurgicale expérimentale : la transplantation d’un rein de cochon. Cette intervention, réalisée à l’Hôpital général du Massachusetts (MGH) à Boston, a permis à ces patients, souffrant d’insuffisance rénale terminale, de se libérer des contraintes des séances de dialyse quotidiennes qui impactaient lourdement leur qualité de vie.
Bill Steward a reçu sa greffe le 14 juin, tandis que Tim Andrews a été opéré le 25 janvier. Ce dernier, soit il y a plus de huit mois, établit un record de survie pour une xénotransplantation, terme désignant le transfert d’organes entre espèces différentes. Parallèlement, de l’autre côté du globe, une patiente chinoise de 69 ans vit depuis le 16 mars avec un rein porcin. Elle avait été prise en charge à l’Hôpital Xijing de Xi’an, un des centres chinois dédiés à la recherche en xénotransplantation, et était en dialyse depuis huit ans.
Ces succès offrent un nouvel espoir dans un contexte où les essais de xénotransplantation de reins de cochons connaissent une accélération notable.