Publié le 23 février 2026 08h30. Des athlètes de haut niveau atteints de diabète de type 1 ont prouvé que cette maladie chronique n’est pas un obstacle à la performance sportive de haut niveau, comme l’ont démontré les récentes compétitions olympiques d’hiver en Italie.
La participation de la skieuse de ski cross canadienne Hannah Schmidt et de la pilote de skeleton tchèque Anna Fernstädtova, toutes deux vivant avec un diabète de type 1, a mis en lumière la possibilité de concilier sport de haut niveau et gestion d’une maladie métabolique chronique.
Il est crucial, selon les experts, de surveiller attentivement la glycémie et le bon fonctionnement des dispositifs médicaux, particulièrement par temps froid. Othmar Moser, chef du groupe de recherche en physiologie du sport à l’Institut des sciences du mouvement de l’Université de Graz, explique :
« Il est important de toujours surveiller le métabolisme du glucose (glycémie, ndlr) et le fonctionnement de la technologie médicale par temps froid. »
Othmar Moser, chef du groupe de recherche en physiologie du sport
Bien que les athlètes olympiques bénéficient d’un suivi médical constant, le sport d’hiver n’est pas inaccessible aux personnes diabétiques de type 1, débutantes ou non. De nombreuses personnes hésitent à pratiquer une activité physique par crainte d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie. Cependant, une étude portant sur plus de 420 000 séances d’entraînement réalisées auprès de 3 248 personnes atteintes de diabète de type 1 démontre qu’une activité physique bien planifiée peut avoir un impact positif sur la glycémie.
L’activité physique peut abaisser le taux de glucose, surtout lors d’exercices prolongés et réguliers. Inversement, des efforts intenses ou une situation de stress peuvent l’augmenter. Il est donc recommandé de vérifier régulièrement sa glycémie, d’être attentif à ses sensations et d’avoir à portée de main des glucides à action rapide, comme de petites collations.
Les « pompes à insuline » peuvent être d’une aide précieuse pour les sports d’hiver. Les relevés des capteurs doivent être surveillés de près pendant l’activité. Si la valeur est inférieure à 126 milligrammes par décilitre, il est conseillé de consommer des glucides à action rapide :
« Le glucose fonctionne parfaitement, surtout par temps froid. »
Othmar Moser, chef du groupe de recherche en physiologie du sport
Toutefois, un excès de glucides peut entraîner une augmentation de la glycémie et, par conséquent, une libération accrue d’insuline. Un système d’assistance à l’infusion (AID) peut être un allié précieux, mais ne remplace pas une surveillance attentive et une adaptation en temps réel. Il est essentiel de préparer le système et de surveiller les effets différés après l’entraînement.
Par temps froid, il est important de porter les dispositifs de surveillance du diabète sur le corps, afin de les protéger du froid extrême. La chaleur corporelle préserve les batteries et les capteurs, car leur performance diminue rapidement à basse température. Il est également conseillé de conserver les batteries de rechange au chaud et de n’exposer les appareils au froid que brièvement.
Enfin, pour ceux qui apprécient un moment de détente après une journée sur les pistes, la consommation d’alcool doit être modérée. Les experts recommandent de ne pas dépasser dix grammes d’alcool par jour pour les femmes et vingt grammes pour les hommes.