Publié le 2025-10-05 05:29:00. Le Dr Praveen Soni a été interpellé samedi soir dans le district de Chhindwara, au Madhya Pradesh, suite au décès de dix enfants. Les autorités l’accusent d’avoir prescrit un sirop contre la toux contaminé, responsable de ces décès tragiques.
- Un médecin, le Dr Praveen Soni, a été arrêté samedi soir après la mort de 10 enfants.
- Les décès sont liés à la prise d’un sirop contre la toux, le Coldrif, contenant un produit chimique toxique.
- La vente de ce sirop a été interdite dans tout le Madhya Pradesh, et d’autres produits du même fabricant sont également sous surveillance.
L’enquête a révélé que le Dr Soni avait prescrit le sirop Coldrif à la majorité des jeunes victimes. Des analyses de laboratoire ont confirmé la présence de 48,6 % de diéthylène glycol (DEG), une substance chimique reconnue pour sa toxicité et sa capacité à provoquer une insuffisance rénale mortelle en cas d’ingestion. La police a déposé une plainte contre le Dr Soni ainsi que contre les responsables de Sresun Pharmaceuticals, le fabricant du sirop. Les accusations portent sur des infractions à la loi sur les drogues et cosmétiques, ainsi qu’à des dispositions du code pénal indien (Bharatiya Nyaya Sanhita).
En réaction à cette affaire, le gouvernement du Madhya Pradesh a pris des mesures immédiates samedi, interdisant la vente et la distribution du sirop Coldrif sur l’ensemble du territoire. Cette décision fait suite aux résultats des analyses qui ont confirmé la présence de la substance toxique dans des échantillons provenant du même lot que celui utilisé par les enfants décédés. Le contrôleur des médicaments de l’État a précisé que le sirop, fabriqué par Sresun Pharmaceuticals dans le Tamil Nadu, avait été classé comme « non conforme et défectueux » dès le 2 octobre, selon un rapport de la Direction de lutte contre le contrôle des médicaments du Tamil Nadu. L’interdiction a été étendue à d’autres produits de Sresun Pharmaceuticals, l’entreprise étant déjà sous le coup d’une mesure similaire dans le Tamil Nadu depuis le 1er octobre. Cette interdiction initiale avait été déclenchée par des signalements liant le Coldrif à la mort d’au moins 12 enfants : neuf au Madhya Pradesh, deux au Maharashtra et un au Rajasthan.
Face à cette situation préoccupante, le secrétaire à la Santé de l’Union a annoncé la tenue d’une vidéoconférence avec les principaux responsables de la santé de tous les États et territoires de l’Union. L’objectif est de discuter de l’utilisation rationnelle des sirops contre la toux et de renforcer les mesures de contrôle de la qualité et de la sécurité des médicaments distribués.