Un enseignant a été agressé physiquement à l’institut professionnel Einaudi de Foggia, en Italie, après avoir réprimandé une élève pour un comportement inapproprié. L’incident, qui s’inscrit dans une escalade inquiétante de la violence envers le personnel éducatif, relance le débat sur le rôle de l’école et la responsabilité des familles.
« Nous sommes consternés, bien que malheureusement pas surpris, par cette nouvelle agression d’un parent envers un enseignant, prétextant une sanction disciplinaire envers sa fille », a déclaré Attilio Fratta, président national de DirigentiScuola, un syndicat représentant les chefs d’établissement. Il souligne que son organisation dénonce depuis un certain temps une agressivité croissante des familles envers les enseignants et les directeurs d’école.
Le syndicat exprime son soutien à l’enseignant victime et au directeur de l’institut Einaudi. Il réaffirme la nécessité d’un nouveau « pacte social » entre l’école et les familles, afin de redéfinir les responsabilités de chacun et de garantir un environnement de travail sûr pour les éducateurs.
« Ce qui est le plus préoccupant, c’est que le rôle éducatif de l’école n’est plus reconnu », a poursuivi M. Fratta. « On a tendance à rejeter systématiquement sur l’école la responsabilité des difficultés scolaires, sans lui fournir les moyens nécessaires pour y faire face. » Il insiste sur l’importance de la protection du personnel scolaire, affirmant qu’il est inacceptable d’aller travailler dans la crainte d’être agressé.
Pour sensibiliser l’opinion publique et mobiliser les chefs d’établissement, le syndicat a lancé il y a quelques semaines un manifeste qui a déjà recueilli des milliers de signatures d’enseignants et de directeurs. Par ailleurs, une partie civile a été constituée pour soutenir activement le personnel scolaire victime d’agressions. « Ce type de démarche a déjà été mené à bien à plusieurs reprises, avec des résultats positifs », a conclu M. Fratta.