Home Santé Étude auprès de 46 000 personnes : Pourquoi le café noir est sain

Étude auprès de 46 000 personnes : Pourquoi le café noir est sain

0 comments 34 views

Publié le 02 novembre 2025. Une récente étude menée aux États-Unis suggère qu’une consommation régulière de café noir ou très peu additionné pourrait réduire significativement le risque de mortalité. Les bénéfices disparaissent cependant dès que des quantités importantes de sucre ou de graisses sont ajoutées à la boisson.

Boire son café noir, ou avec un minimum d’additifs, pourrait bien être un geste pour votre longévité. Une étude de cohorte approfondie, menée par des chercheurs de l’Université Tufts de Boston et publiée dans The Journal of Nutrition, révèle une association entre la consommation de café peu sucré et peu gras et une diminution notable du risque de décès, toutes causes confondues.

L’analyse, portant sur les données de plus de 46 000 adultes américains suivis sur une dizaine d’années, estime cette réduction du risque de mortalité à 14 %. Ce constat positif s’estompe toutefois dès que le café est agrémenté de quantités plus importantes de sucre ou de graisses saturées.

Qu’entend-on par « faible » teneur en sucre et en graisses ?

Pour quantifier ces apports, les scientifiques ont défini des seuils précis. Une faible teneur en sucre a été établie à moins de 2,5 grammes par tasse de 240 ml, soit environ une demi-cuillère à café. Quant aux graisses saturées, la limite à ne pas dépasser est d’un gramme, un seuil qui peut être rapidement franchi avec une dose de lait entier ou une petite cuillerée de crème.

Les bienfaits potentiels du café pour la santé sont largement attribués à ses composés bioactifs, notamment les polyphénols, reconnus pour leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. En revanche, le sucre et les graisses saturées sont susceptibles de favoriser des processus inflammatoires dans l’organisme, annulant ainsi les effets bénéfiques du café.

Une touche de sucre n’est pas forcément rédhibitoire

Il convient cependant de nuancer ces conclusions. Une étude antérieure, publiée dans la prestigieuse revue Annals of Internal Medicine, avait déjà mis en évidence un risque de décès réduit lié à une consommation modérée de café. Ce résultat incluait toutefois des participants ajoutant jusqu’à une cuillère à café de sucre dans leur boisson.

Ces conclusions font écho à celles de la Société allemande de nutrition (DGE) qui considère également le café comme un élément d’une alimentation saine. L’organisation met toutefois en garde contre les boissons caféinées trop sucrées, véritables pièges caloriques, et recommande de consommer trois à quatre tasses par jour, de préférence sans sucre.

Il est essentiel de rappeler que les données de ces deux études majeures reposent sur des auto-évaluations des participants. Cette méthode, bien que pratique, peut introduire des imprécisions et des biais liés à la mémoire, ce qui constitue une limite potentielle des résultats.

Impact sur l’environnement de travail

Que ce soit en télétravail ou au bureau, de nombreux professionnels optent pour des cafés gourmands ou des variantes de lattés. Un passage à un café plus simple pourrait non seulement favoriser la santé, mais aussi contribuer à maintenir une concentration plus stable tout au long de la journée, évitant ainsi les chutes de performance liées aux pics et creux de sucre.

Si renoncer totalement au sucre vous semble difficile, la limite recommandée par les chercheurs reste une bonne piste : moins de 2,5 grammes par tasse. C’est une astuce simple pour améliorer son bien-être sans sacrifier le plaisir de sa boisson matinale.

Une étude précédente avait déjà montré un bénéfice pour la santé avec une consommation modérée de café, y compris pour ceux qui ajoutent une petite quantité de sucre. Les chercheurs attribuent les bienfaits du café à ses composés, tels que les polyphénols aux effets antioxydants.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.