Publié le 1er novembre 2025. Les infections virales telles que la grippe ou la COVID-19 augmentent significativement le risque d’événements cardiovasculaires graves à court terme, selon une nouvelle étude. Les chercheurs soulignent l’importance de la vaccination pour prévenir ces complications.
- Une infection grippale multiplie par quatre à cinq le risque d’infarctus ou d’AVC.
- Le risque est triplé en cas de contamination par le SARS-CoV-2.
- La vaccination contre la grippe réduirait de 34 % les risques cardiovasculaires graves.
Une équipe de recherche de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), dirigée par Kosuke Kawai, a mis en évidence dans une étude d’ensemble publiée dans le « Journal of the American Heart Association » un lien préoccupant entre les infections virales et la santé cardiovasculaire. Le risque de subir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC) est considérablement accru dans les jours et semaines suivant une infection par le virus de la grippe, atteignant un facteur de quatre à cinq. Pour le virus du SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19, ce risque est multiplié par trois. D’autres virus, bien que présentant des risques plus faibles, peuvent également avoir des conséquences cardiovasculaires à plus long terme.
Les scientifiques expliquent ce phénomène par la réaction naturelle du système immunitaire face à une infection virale. Les substances libérées lors de cette réponse inflammatoire peuvent favoriser la formation de caillots sanguins, affectant ainsi directement le système cardiovasculaire et augmentant la probabilité d’événements graves.
Face à ces découvertes, les auteurs de l’étude recommandent vivement de renforcer les campagnes de vaccination contre les virus connus pour leur impact potentiel sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Ils s’appuient sur une étude d’ensemble menée en 2022, qui avait déjà démontré qu’une vaccination antigrippale permettait de réduire de 34 % le risque de développer une pathologie cardiovasculaire sévère.