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Examen de sécurité de tous les centres IPAS après un incendie criminel

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Publié le 2 novembre 2025. Suite à un incendie criminel qui a failli coûter la vie à plusieurs personnes dans un centre d’accueil à Drogheda, une enquête de sécurité approfondie sera menée dans tous les centres IPAS (International Protection Accommodation Services). L’incident, qualifié de « choquant » par les autorités, a mis en évidence les dangers extrêmes auxquels étaient exposés les résidents.

  • Un incendie criminel dans un centre IPAS de Drogheda a conduit à l’évacuation de cinq personnes, dont quatre enfants.
  • Le ministre d’État à la Justice a annoncé un examen de sécurité rapide de tous les centres IPAS.
  • Les enquêtes policières suggèrent l’utilisation d’un accélérant pour propager les flammes dans les escaliers du bâtiment.

Le drame s’est déroulé dans la soirée de vendredi, lorsqu’un incendie a ravagé un immeuble hébergeant des demandeurs de protection internationale à Drogheda. Les flammes, d’origine criminelle, se sont propagées rapidement dans les escaliers du bâtiment, piégeant plusieurs résidents, dont quatre enfants et un bébé. Ces derniers ont pu être secourus in extremis du dernier étage par les pompiers.

« C’est un crime vraiment choquant », a déclaré Colm Brophy, le ministre d’État à la Justice, aux Affaires intérieures et à la Migration, dans une interview accordée à l’émission This Week de RTÉ. « La sécurité doit être la plus grande préoccupation », a-t-il ajouté, confirmant la tenue imminente d’un examen de tous les centres IPAS. Les images de l’incendie, obtenues par le Sunday Times, montrent l’ampleur des dégâts dans le couloir du centre, révélant notamment la destruction des escaliers où un accélérant aurait été utilisé pour déclencher le sinistre.

Une résidente du centre, originaire du Ghana, a témoigné de la terreur vécue. « Mes enfants ont eu de la chance d’être en vie », a-t-elle confié, visiblement éprouvée par l’événement. « Je n’arrive pas à dormir, je revois tout ça. Comment quelqu’un peut-il être aussi méchant ? » Les forces de l’ordre, An Garda Síochána, ont rapidement écarté la piste initiale d’un feu d’artifice, confirmant que l’incendie avait été allumé « délibérément par une ou plusieurs personnes inconnues ». Elles ont qualifié cet acte d’« extrêmement dangereux, mettant en danger la vie des résidents, y compris des enfants ».

La femme, accompagnée de ses deux enfants âgés de 8 et 12 ans, a décrit l’angoisse d’attendre leur sauvetage. Elle a souligné le danger extrême : « Les enfants auraient pu mourir ». La famille, ainsi que 28 autres personnes laissées sans abri par l’incendie, ont été relogées temporairement. Plusieurs personnes ont été transportées à l’hôpital de Notre-Dame de Lourdes de Drogheda, mais leur état n’a pas été jugé grave.

Jim O’Callaghan, le ministre de la Justice, a assuré que les responsables seraient traduits en justice après avoir été tenu informé par les autorités policières. Un appel à témoins a été lancé par la gardaí pour recueillir des informations sur des personnes présentes dans le quartier de Georges Street à Drogheda entre 19h30 et 20h20 ce vendredi.

« Il a failli nous tuer », a confié un jeune résident, cité par Ejiro O’Hare, conseillère locale du parti Fine Gael et résidente de Drogheda depuis plus de 24 ans. Mme O’Hare, elle-même originaire du Nigeria, connaît certains des habitants du centre et s’est rendue auprès des victimes pour leur apporter des vêtements. Elle a raconté la détresse d’une mère avec un nouveau-né de 20 jours, venant de subir une césarienne, qui a été prise dans l’attaque avec ses quatre autres enfants. « Elle n’a que deux mains. Elle ne peut pas les porter tous les quatre », a-t-elle déploré, ajoutant que la situation était inacceptable.

Mme O’Hare a également fait état de la peur au sein de la communauté migrante de Drogheda, signalant des incidents récents de harcèlement dans la rue. Elle a partagé une anecdote personnelle : « Je marchais dans la rue et quelqu’un a dit à mon enfant de 10 ans… Ils m’ont dit ‘retourne dans ton pays. Pourquoi es-tu ici ?’ ». La conseillère a fermement condamné ces actes, affirmant que « la ou les personnes responsables ne représentaient pas la population de Drogheda ».

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