Publié le 11 février 2026 09:31:00. L’entraînement en résistance pourrait ralentir le vieillissement cérébral, selon une étude récente. Des chercheurs ont observé une réduction de l’« âge du cerveau » estimé grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) chez des participants pratiquant régulièrement des exercices de musculation.
- L’entraînement en résistance, qu’il soit intensif ou modéré, est associé à une réduction significative de l’âge du cerveau, allant jusqu’à 2,3 ans.
- Ces effets semblent se manifester à l’échelle du cerveau entier, et non pas uniquement dans des réseaux spécifiques.
- Cette recherche suggère que l’exercice physique pourrait être une stratégie préventive prometteuse pour la santé cérébrale, bien que des études complémentaires soient nécessaires.
Une nouvelle étude, publiée dans la revue Géroscience, explore l’impact de l’entraînement en résistance sur le vieillissement cérébral. Les chercheurs ont utilisé des « horloges du vieillissement cérébral », des modèles informatiques qui estiment l’âge biologique du cerveau à partir d’images IRMf et le comparent à l’âge chronologique des individus. Pour développer ces horloges, ils ont analysé les données IRMf au repos de 2 433 adultes en bonne santé.
L’étude principale, un essai randomisé appelé Live Active Successful Aging, a ensuite impliqué 309 participants répartis en trois groupes : un groupe pratiquant un entraînement en résistance intensif, un groupe suivant un entraînement modéré, et un groupe témoin ne pratiquant aucun exercice. Les participants ont subi des examens IRMf et des évaluations de leur condition physique au début de l’étude, puis après un an et deux ans, permettant ainsi de suivre l’évolution de leur « âge du cerveau » au fil du temps.
Les analyses ont révélé que l’entraînement en résistance, quelle que soit son intensité, était associé à une réduction significative de l’âge du cerveau. Les chercheurs ont constaté des diminutions allant de 1,4 à 2,3 ans, des résultats statistiquement significatifs après ajustement pour tenir compte des risques de faux positifs. Il est important de noter que ces résultats sont basés sur un biomarqueur dérivé de l’IRMf au repos et non sur des évaluations cognitives cliniques directes.
L’étude souligne également que les effets bénéfiques de l’entraînement en résistance ne se limitent pas à des réseaux cérébraux spécifiques, comme le réseau du mode par défaut, les systèmes moteurs ou le cervelet. Les changements observés semblent être distribués à l’échelle du cerveau entier, ce qui suggère que le vieillissement cérébral pourrait être organisé de manière hiérarchique, avec des changements globaux se manifestant à travers des modifications régionales plus ciblées.
Pour les professionnels de santé conseillant les personnes âgées, ces résultats renforcent l’intérêt de recommander l’entraînement en résistance comme une stratégie potentielle pour préserver la santé cérébrale. Cependant, les chercheurs soulignent que l’échantillon étudié était composé d’adultes âgés en bonne santé, ce qui pourrait limiter la généralisation des résultats à d’autres populations.
Référence : Gonzalez-Gomez R et al. Essai contrôlé randomisé sur les exercices de résistance et les horloges du vieillissement cérébral. Géroscience. 2026;est ce que je :10.1007/s11357-026-02141-x.