L’Association des joueurs de tennis professionnels (PTPA), cofondée par Novak Djokovic pour renforcer le pouvoir des athlètes, lance un nouveau dispositif de soutien juridique et psychologique destiné aux joueurs confrontés à des enquêtes antidopage ou anti-corruption. Ce programme, dont les détails ont été dévoilés en janvier, vise à offrir une aide concrète face aux coûts financiers et émotionnels que ces procédures peuvent engendrer.
Désormais, les joueurs positifs à un contrôle antidopage bénéficieront d’un soutien juridique gratuit, géré par la société indépendante Sport Resolutions. Auparavant limité au moment où une charge était officiellement retenue, cet accompagnement sera disponible dès la notification du contrôle positif. Cependant, la pérennité de ce soutien à long terme dépendra de la mobilisation de nouveaux avocats bénévoles.
En parallèle, la PTPA a noué un partenariat avec deux cabinets d’avocats réputés, offrant un accès limité à des consultations juridiques gratuites. Ce dispositif sera complété par une aide financière pouvant atteindre 5 000 dollars (environ 4 600 euros) pour les joueurs souhaitant utiliser un laboratoire accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour préparer leur défense. De plus, les athlètes pourront s’inscrire à six séances de soutien psychologique auprès de Sporting Chance, une organisation dédiée à la santé mentale des sportifs professionnels.
Karen Moorhouse, directrice générale de l’ITIA (International Tennis Integrity Agency), a souligné l’importance de ce nouveau cadre : « Quiconque se retrouve impliqué dans une enquête, qu’elle soit liée au dopage ou à la corruption, mérite l’opportunité de se défendre ou de s’expliquer. Nous reconnaissons que ces processus ont un coût, tant financier qu’émotionnel. » Elle a ajouté : « Aucun joueur ne prend une raquette dans sa jeunesse avec une autre motivation que celle de jouer. Les individus se retrouvent dans ces situations pour de nombreuses raisons, et quelle qu’elles soient, où que le dossier aboutisse, ils méritent quelqu’un à qui parler. »
Ce programme pilote sera évalué en fin d’année 2026 afin d’en mesurer l’efficacité et d’envisager son éventuelle reconduction ou adaptation.