Taylor Swift, la superstar planétaire qui fascine par sa capacité à rester proche de son public, semble avoir commis cette semaine un faux pas inattendu. Après des décennies où ses fans l’ont vue évoluer de jeune prodige de la country à icône milliardaire reconnue mondialement, elle les a emmenés dans son sillage, grâce à des textes ciselés sur l’adolescence, les amours et les déceptions.
Mais la connexion avec ses « Swifties » va bien au-delà de la musique. La chanteuse a su tisser un lien unique avec eux, disséminant des indices dans ses œuvres et encourageant leur décryptage. C’est du moins ce qu’explique Laura Snapes, rédactrice en chef adjointe musique au Guardian. Un pari payant, qui a vu sa tournée The Eras Tour générer un milliard de livres sterling (environ 1,15 milliard d’euros) pour l’économie britannique.
L’annonce de la sortie de *The Life of a Showgirl* la semaine dernière avait donc suscité une attente fébrile. Cependant, quelque chose semble avoir déraillé. Alexis Petridis, critique musique pop et rock principal au Guardian, n’a attribué que deux étoiles à l’opus, et de nombreux fans ont exprimé leur déception. Les critiques ne se sont pas arrêtées à une œuvre musicale jugée peu inspirée.
« La marque soigneusement construite de Swift s’est retrouvée attaquée », analyse Nosheen Iqbal, journaliste. Les critiques ont visé aussi bien ses démêlés avec d’autres artistes que son modèle économique, qui propose un contenu bonus conséquent en parallèle des sorties d’albums classiques. La question se pose alors : s’agit-il d’une défaillance isolée de la part de Taylor Swift, ou d’un véritable tournant pour l’industrie musicale dans son ensemble ?