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GBP/USD : l’inflation britannique remet sur la table la réduction des taux de décembre

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L’inflation britannique plus douce que prévu : la livre sous pression, le dollar cherche son souffle

Les marchés financiers mondiaux naviguent dans une mer d’incertitudes, alors que des données économiques inattendues au Royaume-Uni pourraient redessiner la trajectoire de la Banque d’Angleterre, tandis que le dollar américain peine à consolider ses gains.

Une inflation plus clémente au Royaume-Uni assouplit les perspectives de la BoE

Le Royaume-Uni a révélé ce matin des chiffres d’inflation de septembre plus encourageants que prévu, envoyant un signal clairement accommodant à la Banque d’Angleterre (BoE) et exerçant une pression baissière sur la livre sterling. L’indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable à 3,8%, manquant le consensus des analystes qui tablaient sur 4,0%. Plus significativement, l’inflation sous-jacente des secteurs de base a ralenti pour s’établir à 3,5%, et l’IPC des services s’est fixé à 4,75%. Ce dernier chiffre est légèrement inférieur aux attentes et à la dernière projection de la BoE, se situant 0,3 point de pourcentage en deçà.

La surprise la plus notable, selon les économistes britanniques interrogés, provient des prix alimentaires. Ces derniers ont en effet connu une baisse au cours du mois, se situant désormais 0,5 point de pourcentage en dessous des prévisions d’août de la BoE. Ces données suggèrent que l’inflation globale pourrait avoir atteint son pic à 3,8%. Les prévisions anticipent une nouvelle décélération pour atteindre 3,5% dans les trois derniers mois de l’année, avant de potentiellement reprendre une trajectoire baissière dès janvier prochain.

Bien que ces chiffres ne suffisent probablement pas à déclencher une baisse des taux dès novembre, ils augmentent considérablement la probabilité d’une réduction en décembre. Le budget d’automne qui sera présenté prochainement jouera un rôle déterminant, un engagement renforcé en faveur de la rigueur budgétaire pouvant servir de catalyseur à une « baisse de Noël ». Les marchés anticipent déjà un assouplissement de 10 points de base pour décembre, ouvrant la voie à une réévaluation potentiellement haussière de la livre sterling dans les semaines à venir.

Le dollar américain : une force difficile à maintenir

Dans le même temps, le dollar américain a poursuivi sa tendance haussière cette semaine, bénéficiant d’un apaisement des inquiétudes sur le marché du crédit américain qui semblent avoir largement disparu du marché des changes. La correction notable des prix de l’or hier a également pu apporter un soutien supplémentaire au « billet vert ».

Si la stabilisation de la confiance aux États-Unis a pu soutenir la progression du dollar jusqu’à ses niveaux actuels, une nouvelle appréciation significative à partir d’ici s’avère plus complexe à justifier. Les marchés devraient trouver des raisons solides pour écarter au moins l’une des trois baisses de taux attendues d’ici mars. Une donnée économique particulièrement forte vendredi prochain pourrait, hypothétiquement, alimenter une telle révision des anticipations, bien que ce scénario ne soit pas attendu.

Un facteur de risque susceptible de fragiliser le dollar pourrait émerger des tensions sino-américaines. La déclaration de Donald Trump, suggérant que sa rencontre prévue avec le président chinois Xi Jinping la semaine prochaine pourrait ne pas avoir lieu, ajoute une couche d’incertitude. Bien que cela soit actuellement interprété comme une tactique de négociation, la Chine adopte un ton plus ferme dans ces discussions, et les marchés pourraient faire preuve d’une complaisance excessive. L’absence de réunion, même sans augmentation immédiate des droits de douane, suffirait à peser sur le sentiment de risque et, par conséquent, sur le dollar.

L’euro : des signaux mitigés face aux développements en Ukraine

L’euro teste actuellement son support de 1,160. Cependant, comme mentionné précédemment, la capacité du dollar à rebondir significativement sans nouvelles données économiques reste sujette à caution.

Parallèlement, la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Budapest a été annulée pour le moment. Cette évolution intervient alors que les pays européens travaillent de concert avec l’Ukraine sur un plan de paix en 12 points. Ces développements expliquent la prudence extrême des marchés face aux espoirs d’une trêve en Ukraine. Pour l’heure, toute réaction significative des marchés nécessitera des progrès tangibles plutôt que de simples spéculations.

Aujourd’hui, la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE), Christine Lagarde, doit s’exprimer lors d’un événement. Cependant, il est attendu qu’elle n’aborde pas de sujet lié à la politique monétaire, et sa communication devrait rester dans la lignée neutre et bien établie de la BCE.

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