Publié le 21 octobre 2025 – 15h34. Quarante-cinq ans après le meurtre de John Lennon, son assassin, Mark David Chapman, a de nouveau vu sa demande de libération conditionnelle rejetée. Lors de l’audience, il a réitéré les motivations qui l’ont conduit à commettre cet acte tristement célèbre, mettant en lumière l’ombre persistante de la célébrité et la quête désespérée de reconnaissance.
- Mark David Chapman, aujourd’hui âgé de 70 ans, a fait sa 14e demande de libération conditionnelle, qui a été rejetée.
- Il a affirmé que son acte était motivé par la popularité de John Lennon, qu’il jalousait.
- Chapman a exprimé des regrets, mais a été jugé comme manquant de réelle compassion envers les proches de la victime.
Le meurtrier de John Lennon, Mark David Chapman, a une nouvelle fois vu ses espoirs de sortie de prison s’envoler. Pour la quatorzième fois, sa demande de libération conditionnelle a été refusée par les autorités judiciaires de New York. Les minutes de l’audience, publiées par le New York Post, révèlent les déclarations de cet homme de 70 ans sur les raisons qui l’ont poussé à assassiner l’ancien membre des Beatles le 8 décembre 1980 devant son domicile, le Dakota Building à Manhattan.
Malgré des propos empreints de remords, le jury a estimé que Chapman ne manifestait toujours pas une compassion sincère envers les fans de Lennon, ni envers la famille du défunt. L’assassin a confié au tribunal :
« C’était pour moi et moi seul. Malheureusement, cela avait tout à voir avec sa popularité. »
Chapman, détenu au centre correctionnel de Green Haven, a expliqué ses pensées lors de l’audience qui s’est tenue fin août. Il a décrit une montée de tensions internes qui l’a mené au crime. Quelques semaines avant le meurtre, il avait déjà rôdé autour de l’immeuble, sans succès. C’est lors de son retour en décembre, avec une détermination farouche, qu’il a mis son plan à exécution.
Ce matin du 8 décembre 1980, Chapman était convaincu que ce serait le jour fatidique. John Lennon, alors âgé de 40 ans, rentrait chez lui avec son épouse Yoko Ono, quelques heures seulement après avoir signé un autographe à son futur meurtrier. Chapman a alors tiré à quatre reprises dans le dos du musicien. Depuis, il purge une peine de prison à vie.
Lors de cette dernière comparution, Chapman a déclaré chercher à obtenir une forme de reconnaissance pour son acte. La célébrité de Lennon l’amenait à se sentir inférieur. Il avait déjà évoqué lors d’audiences précédentes son désir d’être connu, avouant avoir ressenti du « mal » en son cœur. Il avait également justifié son geste par son identification à Holden Caulfield, le protagoniste du roman « L’Attrape-cœurs », qui perçoit le monde qui l’entoure comme une vaste hypocrisie. Pour Chapman, Lennon incarnait cette image.