La musicienne lituanienne Gintė Preisaitė signe son premier opus solo, Instruments of Forgetting and the Singing Bone, une exploration sonore où pop avant-gardiste et musique classique contemporaine se rejoignent.
À travers huit pistes, l’artiste propose un assemblage façon collage, mêlant des sonorités organiques et des effets électroniques. Le piano, la voix et les instruments électroniques s’y côtoient, enrichis par des « sons trouvés » insolites — allant du chant des oiseaux au bruit des billes de billard — pour créer des compositions ambiantes à la fois atmosphériques et troublantes.
Ce travail s’inscrit dans l’héritage du conservatoire de musique rythmique de Copenhague (Rhythmic Music Conservatory), institution désormais reconnue pour un style vaporeux et ésotérique qui redéfinit l’instrumentation classique et l’écriture pop. Gintė Preisaitė suit ainsi la voie tracée par d’autres diplômés de l’établissement depuis 2019, tels que ML Buch, Astrid Sonne ou Erika de Casier.
L’album puise également dans la maîtrise de l’improvisation et de la composition pour grands ensembles de la musicienne. Pour densifier l’intensité de l’œuvre, elle s’est entourée de plusieurs collaborateurs apportant des textures de cordes, de bois ainsi que l’usage de bandes magnétiques.