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Gridlock pourrait être le résultat le plus haussier pour les actions

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Les performances des marchés financiers sont-elles intrinsèquement liées à la couleur politique de la Maison Blanche ? Une question récurrente, mais dont la réponse s’avère bien plus complexe qu’il n’y paraît. L’analyse des données historiques révèle que l’impact d’un président sur l’économie est rarement isolé et dépend d’une multitude de facteurs, allant de la composition du Congrès à l’inflation en passant par les événements mondiaux.

Si certaines études suggèrent que les marchés boursiers ont tendance à mieux performer sous les administrations démocrates, cette corrélation ne doit pas être interprétée comme une causalité directe. Une situation de cohabitation – où le président et le Congrès sont de partis différents – semble offrir le meilleur environnement pour la croissance, en raison de l’équilibre des pouvoirs et de la limitation des excès gouvernementaux.

Cependant, il est crucial de tenir compte des périodes de transition, souvent marquées par des chocs économiques majeurs. Les années 2000 (éclatement de la bulle internet), 2008 (crise financière) et 2020 (pandémie de COVID-19) ont ainsi perturbé les cycles économiques et rendu difficile l’évaluation précise de l’impact présidentiel.

La méthode d’évaluation elle-même pose problème. Faut-il mesurer les performances à partir du jour de l’élection, du début de l’année civile, de l’investiture, ou même anticiper les attentes du marché avant le scrutin ? Une analyse rigoureuse doit impérativement prendre en compte la volatilité des marchés, la composition du Congrès et le degré de coopération entre les pouvoirs exécutif et législatif.

L’inflation est un autre élément essentiel, souvent négligé dans les analyses simplistes. En réalité, les graphiques historiques comparant les performances du marché en fonction des présidents et des partis politiques sont souvent incomplets, voire trompeurs. Il est préférable, selon les experts, d’examiner les politiques économiques adoptées conjointement par le président et le Congrès.

Prenons l’exemple de l’administration Clinton et des républicains menés par Newt Gingrich. Entre 1997 et 2001, ils ont mis en œuvre des réductions d’impôts sur les plus-values et équilibré le budget fédéral. Attribuer le mérite de ces excédents à un seul parti s’avère délicat.

Pour une évaluation plus précise, il est nécessaire d’ajuster les rendements en fonction de l’inflation et de la volatilité. L’histoire offre plusieurs exemples illustratifs de l’impact des réductions d’impôts sur les marchés, quel que soit le parti au pouvoir.

En 1963, le président démocrate John Kennedy a proposé de réduire le taux d’imposition maximal de 91 % à 70 %, ainsi que l’impôt sur les sociétés et les droits de douane. Bien qu’assassiné avant que ses idées ne soient adoptées, son successeur Lyndon Johnson a mis en œuvre ces « réductions d’impôts Kennedy-Johnson », entraînant une période de prospérité économique et la plus longue reprise d’après-guerre à ce jour.

À la fin des années 1990, le président Bill Clinton, face à un Congrès républicain, a adopté une politique de rigueur budgétaire et réduit l’impôt sur les plus-values de 28 % à 20 %. Cette décision a stimulé la croissance, avec cinq années consécutives de progression de 20 % ou plus entre 1995 et 1999, et a permis d’obtenir quatre budgets fédéraux équilibrés consécutifs entre 1998 et 2001.

Plus récemment, les réductions d’impôts adoptées par l’administration Trump fin 2017 ont continué à produire des effets sous la présidence de Joe Biden. Entre 2019 et 2025, les recettes fiscales ont augmenté de 51 %, mais les dépenses fédérales ont progressé encore plus rapidement (+57,6 %), entraînant un déficit cumulé de 12 600 milliards de dollars (environ 13 250 milliards d’euros) sur cette période.

Si l’augmentation des dépenses en 2020, en pleine pandémie de COVID-19, est compréhensible, leur maintien à un niveau élevé par la suite soulève des questions. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 26,5 % entre le 30 septembre 2019 et le 30 septembre 2025, tandis que les dépenses fédérales ont plus que doublé au même rythme (+57,6 %). Le véritable problème réside donc dans les dépenses publiques, et non dans les recettes fiscales.

Enfin, les réductions d’impôts prévues pour 2025 devraient bénéficier à la majorité des ménages, avec une baisse des retenues à la source, des remboursements d’impôts plus importants et l’abrogation de certaines taxes. Les perspectives de croissance pour 2026 sont estimées à 5 %.

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